Les députés nationaux ont voté à l’unanimité, ce lundi 26 octobre, des recommandations demandant à la Première ministre, Judith Suminwa, de procéder au départ du gouvernement de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI), la professeure docteure Marie-Thérèse Sombo Safi.
Cette décision fait suite aux conclusions d’une commission d’enquête parlementaire mise en place il y a trois mois par l’Assemblée nationale afin d’examiner la gestion financière de ce ministère.
Selon les conclusions de cette commission, des irrégularités présumées, notamment des faits de détournement des quotités des frais payés par les étudiants, auraient été relevées dans la gestion des ressources du ministère.
La commission d’enquête avait été instituée par l’Assemblée nationale pour faire la lumière sur la gestion financière du ministère de l’ESURSI.À l’issue de ses travaux, elle a formulé des recommandations soumises à l’examen des députés nationaux en séance plénière.
Réunis ce lundi, les élus ont approuvé ces recommandations à l’unanimité. Ils demandent ainsi à la cheffe du gouvernement de tirer les conséquences des conclusions de l’enquête concernant la gestion de ce portefeuille ministériel.
À la suite du vote, le bureau de l’Assemblée nationale devrait transmettre, dès ce mardi 27 octobre, les résolutions de la plénière à la Première ministre, Judith Suminwa.
Cette transmission permettra à la cheffe du gouvernement de prendre connaissance officiellement des recommandations formulées par les députés nationaux.
Le vote de ces recommandations ne signifie pas, à lui seul, que la ministre a été démise de ses fonctions. La suite dépendra des décisions prises par la Première ministre et des éventuelles mesures institutionnelles qui en découleront.
Il faut noter que, les éléments communiqués ne font pas état d’une réaction officielle de la ministre Marie-Thérèse Sombo Safi concernant les conclusions de l’enquête. Les faits évoqués devront être appréciés au regard des éléments du dossier et des éventuelles réponses des personnes concernées.
HERVÉ KABWATILA



























































