Vendredi soir, la paroisse catholique Saint André de Mumosho, située à Kabare, à 17 kilomètres au sud de Bukavu, a été le théâtre d’une attaque de bandits armés. Selon des sources locales, deux personnes ont été blessées et plusieurs biens ont été dérobés lors de cet incident survenu le 4 avril 2025. Les autorités locales condamnent cette violence croissante dans la région.
L’attaque s’inscrit dans un contexte de violence accrue dans la province du Sud-Kivu, où des incidents similaires se multiplient. La paroisse Saint André de Mumosho n’est pas la première à être ciblée, d’autres églises ayant déjà subi des attaques récentes.
Les responsables locaux ont exprimé leur indignation face à cette situation alarmante. Des appels à renforcer la sécurité dans la région ont été lancés pour protéger les citoyens et leurs biens.
« C’est à partir de 19h10 (17h10 GMT) que des bandits armés se sont introduits dans la clôture de la paroisse. Ils ont saccagé le presbytère et toutes les chambres en emportant tout ce qu’ils pouvaient emporter.Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais le curé et la sentinelle ont été blessés » a indiqué François Mubalama, président de la synergie des orientations de la société civile sur l’axe Mudusa-Mumosho, avant de préciser que c’est grâce à l’intervention de la population que ces bandits ont pris la fuite en laissant une grenade dans la chambre du curé.
Cette attaque a suscité une vive inquiétude parmi les membres de la communauté catholique de Kabare. Les paroissiens craignent pour leur sécurité et celle de leurs familles, ce qui pourrait affecter leur participation aux activités religieuses.
Les autorités sont appelées à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité. Une collaboration entre les forces de l’ordre et la communauté est essentielle pour prévenir de futures attaques.
La situation à Kabare nécessite une attention urgente pour garantir la sécurité des citoyens.Les événements récents soulignent l’importance d’une réponse collective face à la montée de la violence dans la région.
HERVÉ KABWATILA