Les travaux d’aménagement de l’avenue Kabambare, axe majeur du centre-ville de Kinshasa en République démocratique du Congo, progressent à un rythme soutenu. Selon une ronde effectuée mardi 06 janvier 2026 par la rédaction de Foxtime.cd plus d’un kilomètre de cette artère a été bétonné sur les 3,2 kilomètres prévus dans le cadre du projet d’amélioration de la fluidité du trafic urbain. Le gouvernement provincial s’engage à ouvrir la voie dans les prochains jours, une mesure attendue pour désengorger la capitale congolaise, souvent paralysée par les embouteillages.
L’avenue Kabambare, l’une des principales artères reliant le centre-ville aux quartiers périphériques, fait l’objet d’un vaste programme de réhabilitation depuis plusieurs mois. Initié par les autorités provinciales de Kinshasa, ce projet vise à moderniser l’infrastructure routière pour réduire les congestions chroniques qui affectent quotidiennement des milliers d’usagers. Mardi dernier, une équipe de journalistes et d’observateurs a pu constater sur place l’état d’avancement des travaux.
« D’une manière générale, les travaux de décaissement et de rechargement des matériaux ont été exécutés sur 2.425 mètres sur les 3.200 mètres prévus, tandis que la couche de roulement a été émulsionnée sur 1.050 mètres », a déclaré Théophile Mabiala, ingénieur superviseur des travaux, lors de la visite. Selon lui, les équipes ont surmonté des difficultés liées aux conditions météorologiques et à la densité urbaine, en travaillant de nuit pour minimiser les perturbations.
Le gouvernement provincial, représenté par le ministre des Infrastructures, a réaffirmé son engagement à finaliser le chantier rapidement. « Nous promettons l’ouverture de cette avenue dans les prochains jours, ce qui permettra de soulager considérablement le trafic dans le centre-ville », a indiqué un porte-parole officiel, sans préciser une date exacte. Cette annonce suscite l’espoir parmi les habitants et les commerçants de Kinshasa, où les embouteillages coûtent chaque année des milliards de francs congolais en pertes économiques et en temps perdu.
Les travaux, financés en partie par des fonds provinciaux et des partenaires internationaux, incluent non seulement le bétonnage, mais aussi l’installation de feux de signalisation et de trottoirs adaptés aux piétons. Toutefois, des critiques persistent quant à la qualité des matériaux utilisés et aux délais initiaux dépassés, soulignant la nécessité d’une meilleure planification pour les projets futurs.
Kinshasa, avec ses plus de 15 millions d’habitants, souffre d’une infrastructure routière obsolète, héritée de l’époque coloniale et aggravée par une urbanisation rapide. L’avenue Kabambare, reliant le quartier des affaires au port fluvial, est un point névralgique où convergent taxis, bus et véhicules particuliers. Les embouteillages quotidiens contribuent à la pollution atmosphérique et à une baisse de productivité.
HERVÉ KABWATILA































































