Face aux révélations contenues dans l’interview fleuve du président rwandais Paul Kagame avec Jeune Afrique sur l’insécurité dans la partie est de la RDC et le rôle présumé de l’ancien président Joseph KABILA KABANGE dans les activités de l’AFC-M23, le président du Forum National de la Jeunesse (FNJ), Patrick Katengo Mafo appelle le gouvernement de la RDC à prendre des mesures visant à empêcher tout retour aux affaires de l’ancien Chef de l’Etat.
D’entrée de jeu , cet acteur politique souligne que les propos tenus par le dirigeant rwandais mettent à nue une stratégie délibérée visant à maintenir l’influence rwandaise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans sa déclaration consultée par FOXTIME.CD, Patrick Katengo accuse Kigali d’une « complicité assumée » avec le groupe armé M23 et appelle à une mobilisation nationale et internationale pour contrer « congolisation » de l’occupation de l’est du pays.
Pour le président FNJ, l’entretien de Paul Kagame ne constituerait pas un simple échange médiatique, mais la confirmation d’une manœuvre coordonnée.
Selon lui, le Rwanda cherche à instaurer sur le territoire congolais une présence locale via le M23 et des structures alliées capable de perdurer après un éventuel retrait formel des forces rwandaises.
Pour étayer son argumentaire, il affirme que certains acteurs politiques congolais, notamment l’ancien président de la République Joseph Kabila, s’inscrivent dans une logique de « paternité politico‑militaire » envers l’AFC-M23, cette rébellion soutenue par le Rwanda qui occupe des villes stratégiques et des zones riches en minerais dans les deux Kivu.
Face à cette menace pour la souveraineté et la sécurité du pays, le président du FNJ exhorte d’une part les institutions congolaises à redoubler de vigilance et d’autre part , il en appelle à une réaction internationale « ferme et concertée ».
Dans ce contexte, il appelle à un durcissement des sanctions contre Kigali et indique vouloir porter cet appel auprès d’acteurs majeurs, mentionnant explicitement le président américain Donald Trump comme cible de pressions susceptibles, selon lui, de contraindre Paul Kagame et son réseau à modifier leur approche régionale.
« Le message est sans équivoque : il faut rompre avec les faux-semblants, exiger la transparence des acteurs régionaux et refuser que des agendas cachés se recomposent sous d’autres formes », a martelé le président Patrick Katengo qui insiste sur une mobilisation diplomatique, économique et militaire afin que « la lucidité d’aujourd’hui ne se change pas en complaisance demain ».
Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Paul Kagame a réfuté l’implication et le soutien de son pays à la rébellion AFC-M23. D’après lui, il s’agit d’un mouvement congolais auquel l’ancien Président Joseph Kabila est associé.
La Rédaction































































