Modeste Bahati Lukwebo a fait les frais des tensions politiques au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN) après avoir exprimé des réserves sur le projet de changement ou de révision de la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC).
Ce mercredi 18 mars 2026, il a démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Sa chute fait suite à une période de fortes pressions politiques déclenchée par ses déclarations du 4 mars 2026, ou il affirme que le pays souffrait d’un problème d’hommes et non de textes.
Dans sa sortie médiatique, il a ouvertement appelé au respect strict des mandats constitutionnels, se projetant déjà pour l’élection présidentielle de 2028 Dans cet imbroglio, le Bureau du Sénat s’est distancié de ses propos, les qualifiant d’opinions personnelles n’engageant pas l’institution.
Tout de suite, l’UDPS déclenche une pétition visant sa déchéance initiative du Sénateur Dany Kabongo, haut cadre du parti présidentiel, même scénario de Vital Kamerhe, l’accusant de ne plus être en phase avec la ligne politique de la majorité présidentielle.
Bien qu’il ait réaffirmé sa loyauté envers le président Félix Tshisekedi pour tenter d’apaiser les tensions, sa sortie médiatique a créé une fracture majeure avec le reste de la famille politique présidentielle qui soutient le projet de changement constitutionnel.
Confronté à cette pétition qui devait être examinée le jour même de son départ, il a choisi la démission tout en réaffirmant sa loyauté au président Félix Tshisekedi pour tenter de préserver sa place au sein de la coalition.
« À qui le prochain tour ? »
Bien que Bahati Lukwebo soit la figure la plus marquante à avoir chuté à cause de ce débat, le climat politique reste tendu pour d’autres membres de la majorité qui pourraient hésiter à soutenir ouvertement la révision constitutionnelle. Son regroupement, l’AFDC-A, a dénoncé une « cabale politique » et une « campagne de dénigrement », soulignant la fragilité des alliés qui ne s’aligneraient pas totalement sur les ambitions de réforme de la charte fondamentale.
Qui d’autre osera s’exprimer?
L’épisode Bahati Lukwebo sert actuellement de signal fort au sein de l’Union Sacrée. Le traitement réservé à l’un des piliers de la coalition montre que la question constitutionnelle est devenue une ligne rouge. Pour l’instant, les autres ténors de la majorité observent une grande prudence, laissant Bahati Lukwebo dans une position de « première victime » politique de ce débat.
Modeste Bahati Lukwebo est effectivement considéré par de nombreux observateurs comme la première « victime » politique d’envergure liée au débat sur le changement de la Constitution en République Démocratique du Congo.
JAMES KABWE





























































