La terreur s’installe dans les zones occupées par les rebelles du M23, membres de l’Alliance fleuve Congo (AFC) de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante( CENI), Corneille Nangaa.
Alors que l’insécurité bat son plein avec de nombreux cas de meurtre et des recrutements forcés, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, 4 agents de la CENI ont été enlevés depuis le 29 mars dernier.
La centrale électorale qui a annoncé cette nouvelle, explique que ses agents ont été cueillis sur lieu de service par les agents de renseignements du M23/AFC. A ce jour, la CENI affirme que la destination et le lieu de leur détention demeurent inconnus.
« La CENI proteste vigoureusement contre cet enlèvement collectif et exige la libération immédiate et sans condition de ses agents », souligne un communiqué de la CENI.
De Goma à Bukavu, deux grandes villes du Kivu contrôlées par les rebelles, les cas d’enlèvement sont devenus fréquents. Dans un communiqué publié le mois dernier, Ravina Shamdasani, porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a indiqué que des combattants du M23 ont attaqué l’hôpital CBCA Ndosho et l’hôpital Heal Africa dans la nuit du 28 février.
Lors de ces attaques, les rebelles ont kidnappé 131 hommes malades et blessés dont 116 patients de l’hôpital CBCA Ndosho et 15 autres de Heal Africa, accusés d’être des soldats de l’armée congolaise ou des membres de la milice pro-gouvernementale wazalendo.
Mont Carmel Ndeo