En marge de la première édition de la Conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, consacrée au thème « Infrastructures durables et innovantes : vers un système moderne et compétitif pour les ITP en RDC », l’ingénieur en génie civil et titulaire d’un master en ponts et chaussées, Ewing YANDA, a plaidé pour une approche plus structurée et plus exigeante dans la planification et la réalisation des ouvrages routiers en République démocratique du Congo.
S’exprimant en qualité de panéliste, le conseiller de la Première ministre en matière d’infrastructures et de transports, Ewing YANDA, a d’emblée appelé à la réalisation d’un diagnostic rigoureux et approfondi, qu’il qualifie d’étape indispensable avant toute nouvelle conception des infrastructures routières.
Selon lui, ce travail préalable doit permettre d’identifier avec précision les besoins et les réalités du terrain, afin de construire un système plus adapté et intégrant l’ensemble des usagers.
Dans son intervention, l’ingénieur a également insisté sur le rôle de la transparence et de l’exigence dans les procédures de passation des marchés publics. Il a estimé que la qualité et la durabilité des infrastructures dépendent notamment de la capacité des institutions à garantir des processus de sélection clairs, équitables et rigoureusement encadrés pour les entreprises attributaires, afin d’éviter les dérives et de favoriser la fiabilité des réalisations.
Dans cette même optique, Ewing YANDA a appelé à une meilleure synergie et à une coordination renforcée entre les différents acteurs impliqués dans la conception, la gestion et le suivi des projets. Il a notamment cité les entreprises publiques et les structures en charge des marchés, dont l’Office des Routes (OR), l’Office de Voirie et Drainage (OVD), l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), ainsi que le Fonds national d’entretien routier (FONER).
L’objectif, a-t-il souligné, est d’assurer une mise en œuvre efficace, cohérente et durable des programmes d’infrastructures.
Dénommée « FATSHI BÂTIT », cette conférence des ITP, tenue dans une perspective de modernisation du secteur des infrastructures et des travaux publics, s’est voulue une tribune pour rappeler l’importance des fondations techniques, des mécanismes de gouvernance et de la collaboration institutionnelle.
Du 8 au 10 avril, les participants issus des secteurs public et privé, du monde académique, ainsi que des partenaires techniques et financiers, ont réfléchi aux mécanismes de financement, aux cadres réglementaires et aux opportunités d’investissement dans le secteur des travaux publics.
La rédaction






























































