Depuis quelques jours, cette information circulait comme une rumeur. C’est dorénavant officiel.
Le gouvernement congolais a annoncé ce dimanche, la mise en œuvre, à partir de ce mois d’avril, d’un dispositif d’accueil temporaire des migrants expulsés des États‑Unis d’Amérique.
Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya indique que cette opération se déroulera dans le respect des modalités définies conjointement entre Kinshasa et Washington.
Selon lui, cette décision respecte la souveraineté de la RDC en matière de gestion de l’accès et du séjour des étrangers et s’inscrit dans ses engagements internationaux en matière de protection des droits des migrants.
« Elle traduit également l’engagement constant de l’État congolais en faveur de la dignité humaine et de la solidarité internationale », a‑t‑il déclaré.
Dans la foulée, Kinshasa rappelle que la RDC, déjà marquée par des réalités humanitaires et accueillant sur son sol des populations de diverses nationalités, demeure attachée aux valeurs d’hospitalité.
« Ce séjour n’a pas vocation à se transformer en mécanisme d’installation durable sur le territoire national », souligne Muyaya qui affirme que la prise en charge logistique et technique sera assurée par le gouvernement américain, via des structures spécialisées dans la gestion des mouvements de population.
« Aucune charge financière ne sera imputée au Trésor public congolais », a-t-il martelé.
Dans ce contexte, le porte-voix du gouvernement Suminwa rassure que des dispositions ont d’ores et déjà été prises concernant les infrastructures d’accueil et les modalités d’encadrement à Kinshasa.
Qui plus, le gouvernement affirme avoir la maîtrise totale des décisions relatives à l’admission, aux conditions de séjour, au contrôle et au retrait du statut temporaire, ainsi qu’aux mécanismes de retour ou d’éloignement conformément à la législation nationale et aux impératifs de sécurité.
En outre, la RDC précise que chaque situation fera l’objet d’un examen individuel et que les décisions seront prises dans le respect des garanties juridictionnelles prévues par les lois du pays.
Dès l’annonce de cette décision, l’opposition a critiqué la politique migratoire du gouvernement qui, d’une part peine à gérer sa propre crise humanitaire aggravée par l’insécurité dans l’est et d’autre part, accepte d’accueillir des migrants expulsés sans garantie de sécurité.
Mont Carmel NDEO






























































