Christian Bosembe, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), soutient que la réflexion sur la Constitution est un droit inaliénable du peuple congolais. Pour lui, ce débat ne doit être ni un facteur de division nationale, ni une menace, mais un exercice de souveraineté.
Bosembe affirme que le « souverain primaire » (le peuple) doit avoir le dernier mot sur toute révision ou changement constitutionnel. Il estime que nul ne peut interdire aux citoyens de réfléchir à leur avenir collectif.
Il exhorte à ce que les discussions se mènent sans intimidations ni manipulations, dans le respect du pluralisme des opinions et des institutions.
« Les menaces, les intimidations, les invectives et les manipulations dirigées contre celles et ceux qui estiment légitime d’ouvrir une réflexion constitutionnelle sont contraires à l’esprit démocratique et doivent cesser. Le débat constitutionnel est un débat républicain ; il doit se mener dans la sérénité, dans le respect des institutions et dans la reconnaissance du pluralisme des opinions. »A-t-il écrit sur son compte Twitter
Il propose de mettre à la disposition de la population, dans les langues nationales, les articles jugés problématiques afin de favoriser une prise de conscience patriotique avant un éventuel référendum.
Ce débat s’inscrit dans une période de fortes tensions entre la majorité au pouvoir (UDPS), qui juge la Constitution de 2006 inadaptée ou « dictée par des étrangers », et l’opposition qui y voit une manœuvre pour permettre un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.
Le président Tshisekedi avait d’ailleurs annoncé la mise en place d’une commission nationale d’experts en 2025 pour étudier la rédaction d’un nouveau texte.
JAMES KABWE



























































