L’épidémie poursuit sa progression dans six provinces, tandis que les autorités renforcent la vaccination et adaptent la rentrée scolaire dans les zones les plus exposées.
La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré 5 208 cas confirmés de maladie à virus Ebola et 2 476 décès au 18 août 2026, selon le dernier rapport de situation publié par l’Institut national de santé publique (INSP). Le taux de létalité s’établit à 47,5 %, illustrant la gravité persistante de cette épidémie qui continue de toucher plusieurs provinces du pays.
D’après les données officielles, la flambée épidémique concerne désormais six provinces et 56 zones de santé. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de la crise sanitaire avec 28 des 36 zones de santé affectées. Elle est suivie du Nord-Kivu, qui compte 12 zones touchées, de la Tshopo avec sept zones, du Haut-Uélé avec six zones et du Bas-Uélé avec deux zones. Le Sud-Kivu ne recense plus qu’une seule zone de santé active et n’a enregistré aucun nouveau cas depuis 79 jours.
Le rapport de l’INSP fait également état de 1 115 personnes guéries depuis le début de l’épidémie. À ce jour, 730 patients restent hospitalisés ou pris en charge dans les structures sanitaires dédiées. Les équipes de riposte assurent par ailleurs le suivi de 84 % des contacts identifiés, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.
Face à la persistance de la maladie, les autorités sanitaires misent sur le renforcement de la vaccination. Environ 2 000 doses du vaccin Ervebo sont déjà disponibles dans la province de la Tshopo.
Les responsables de la riposte ont également sollicité l’approvisionnement de 500 000 doses supplémentaires afin d’élargir la couverture vaccinale dans les zones les plus exposées.
Sur le plan thérapeutique, le gouvernement et ses partenaires envisagent l’introduction du remdésivir dans la prise en charge des malades. L’utilisation d’anticorps monoclonaux fait également l’objet d’évaluations dans le cadre du renforcement des options de traitement disponibles contre la maladie.
Parallèlement aux mesures sanitaires, les autorités ont annoncé des ajustements pour la rentrée scolaire 2026-2027 dans les zones à haut risque.
Dix-huit zones de santé concernées appliqueront un dispositif d’enseignement à distance allégé pendant une période de quatre semaines, dans le but de limiter les risques de propagation du virus en milieu scolaire tout en assurant la continuité de l’apprentissage.
Les autorités sanitaires appellent la population au respect strict des mesures de prévention, notamment la surveillance communautaire, la vaccination des personnes éligibles et la collaboration avec les équipes de riposte, alors que le pays poursuit ses efforts pour contenir l’épidémie.
HERVÉ KABWATILA


























































