Les présidents de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, et de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, sont attendus à Kinshasa dans le cadre des festivités marquant le 10ᵉ anniversaire du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD).
L’événement coïncidera également avec la clôture de l’année académique 2025-2026 ainsi que l’ouverture officielle de l’année académique 2026-2027 du CHESD et de l’École Supérieure d’Administration Militaire (ESAM).
Considéré comme la plus haute institution de formation militaire de la République démocratique du Congo, le CHESD, créé en 2016 et basé à Kinshasa, assure la formation des officiers supérieurs des Forces armées de la RDC, notamment les généraux et les colonels, ainsi que des hauts cadres civils de l’État. Son enseignement est centré sur les questions de sécurité, de défense, de géopolitique et de gouvernance stratégique.
Les célébrations prévues à Kinshasa réuniront des autorités politiques, militaires, diplomatiques et académiques de plusieurs pays africains. Elles offriront l’occasion de dresser le bilan de dix années d’existence de cette institution et de réfléchir aux défis sécuritaires auxquels le continent africain demeure confronté.
Lors de la présentation du rapport final des travaux académiques, le directeur des recherches stratégiques du CHESD, le professeur Ludovic Nico Mumbunze, a insisté sur l’importance de l’implication des communautés locales dans les processus diplomatiques et de consolidation de la paix.
« Associer les communautés locales dans la diplomatie provoque non seulement l’adhésion du peuple, mais favorise également la synergie entre gouvernants, société civile et communautés locales dans les initiatives de paix. Ainsi naît un mariage solide entre la gouvernance, la cohésion sociale et la paix positive », a-t-il déclaré.
Pour le chercheur, la paix durable repose avant tout sur une gouvernance inclusive et participative. Il a souligné que la stabilité ne peut être obtenue uniquement par la force militaire, mais qu’elle doit s’appuyer sur le respect des droits fondamentaux et l’implication des citoyens dans les mécanismes de gouvernance.
« Cette paix ne peut être imposée par les armes, mais doit être construite par une gouvernance participative favorisant la cohésion sociale par le respect des droits fondamentaux des citoyens. Le rôle des opérations militaires dans la pacification et la stabilisation n’est pas marginal », a-t-il ajouté.
À travers ces célébrations, le CHESD entend réaffirmer sa mission de formation d’une élite stratégique capable de répondre aux enjeux sécuritaires contemporains, tout en promouvant une approche intégrée de la paix, du développement et de la gouvernance en Afrique.
HERVÉ KABWATILA


























































