La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé, ce lundi 25 mai, à la projection du film institutionnel intitulé « vérité des urnes à visage découvert ». La séance s’est tenue au centre électoral de Bosolo dans le cadre d’actions de communication portant sur le processus électoral de 2023.
À cette occasion, le président de la CENI, Denis Kadima Kazadi est revenu sur les controverses ayant entouré les élections législatives et présidentielle de décembre 2023, particulièrement la polémique liée au mode de déroulement des scrutins ayant sacré Félix Félix, vainqueur avec plus de 73,3 %.
Le président de la centrale électorale congolaise justifie la tenue des scrutins au-delà de la durée prévue de 24 heures par des contraintes climatiques, sécuritaires et logistiques.
Selon Dénis Kadima, l’acheminement du matériel électoral avait été rendu difficile par la période de pluie et par la vaste étendue du territoire, certains cas de figure empêchant même l’usage d’équipements de transport dans des conditions défavorables.
Dans ce contexte, le président de l’institution d’appui à la démocratie a rejeté les accusations selon lesquelles la CENI aurait profité du prolongement pour favoriser un candidat.
« Beaucoup de gens disent que la CENI a organisé les élections pendant 7 jours. J’ai même entendu un chef rebelle dire que pendant ces 7 jours-là, nous étions en train de remplir les urnes en faveur d’un candidat en l’occurrence celui qui a gagné… C’est scandaleux comme mensonge. Sincèrement, nous n’avons donné à aucun candidat une voix de plus. Les 7 jours étaient liés au fait que nos élections sont tenues durant la saison de pluie et on avait de sérieux problèmes pour acheminer les matériels et kits électoraux. Parfois, le temps était tellement mauvais qu’un hélicoptère ne pouvait pas décoller. Il y a même des situations où il y avait des tensions dans la communauté. La CENI ne pouvait pas organiser les élections, on devait attendre, on devait négocier », a-t-il déclaré.
Il a expliqué que, lorsque le vote n’a pas pu avoir lieu le jour prévu au sein d’un bureau, les électeurs concernés étaient invités à voter lors des jours suivants, dans le respect des décisions et dispositions publiées.
« Les 7 jours signifient simplement que si vous n’avez pas pu voter le 20, vous allez voter le 21, sinon le 22. Mais au fond, ce n’était même pas 7 jours. Déjà, on trouvait un chiffre symbolique. Ce n’était même pas 7 jours. Ça devait être 3 ou 4 jours. C’est-à-dire que si dans votre bureau de vote, vous n’avez pas pu voter le 20 ou le 21, vous allez voter seulement le 22… Et d’ailleurs, nous avons pris une décision que nous avons publiée dans le journal officiel. Rappelez-vous d’une chose: si la CENI avait refusé de patienter, qu’est-ce qui serait arrivé dans un pays où vous avez un système électoral qui établit un seuil ? », s’est interrogé Denis Kadima.
Le film projeté retrace le déroulement du processus électoral de 2023, en le comparant aux scrutins précédents, tout en mettant en avant les innovations annoncées par la CENI.
La Rédaction




























































