L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon le rapport de situation publié le 5 juillet par l’Institut national de santé publique (INSP), les données arrêtées au 4 juillet font état de 1 561 cas confirmés cumulés, dont 506 décès, soit un taux de létalité global de 32,4 %.
Le bilan sanitaire révèle également 253 personnes guéries depuis le début de l’épidémie. Par ailleurs, 628 patients demeurent hospitalisés ou placés en isolement dans les structures de prise en charge déployées dans les provinces affectées.
Malgré l’ampleur de la crise, les autorités sanitaires notent des avancées dans la riposte. Le taux de suivi des contacts atteint désormais 81,6 %, un indicateur jugé essentiel pour interrompre les chaînes de transmission. L’INSP souligne également une amélioration progressive de la prise en charge clinique, marquée notamment par le lancement d’essais cliniques au Centre de traitement Ebola–Centre médical d’évaluation (CTE-CME) de Rwampara.
L’analyse géographique de l’épidémie confirme que la province de l’Ituri reste le principal foyer de propagation du virus. Selon les autorités sanitaires, 24 zones de santé y sont désormais affectées, contre 11 zones au Nord-Kivu. Au Sud-Kivu, la maladie demeure circonscrite à la zone de santé de Miti-Murhesa, où trois cas confirmés et un décès ont été enregistrés.
Cette situation confirme la persistance de la circulation du virus dans l’est du pays, une région confrontée à d’importants défis sécuritaires, humanitaires et logistiques qui compliquent les opérations de surveillance et de riposte.
Une vigilance renforcée
Face à l’évolution de l’épidémie, les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de leurs partenaires nationaux et internationaux, poursuivent les efforts de surveillance épidémiologique, de recherche des contacts et de prise en charge des malades. L’objectif demeure de contenir la propagation du virus et de réduire la mortalité dans les zones les plus touchées.
Alors que le nombre de décès a franchi la barre des 500, les experts sanitaires appellent au renforcement des mesures de prévention et à une mobilisation accrue des communautés afin de freiner la transmission de la maladie dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
HERVÉ KABWATILA




























































