Les actes de meurtre, de torture, de recrutement forcé et d’autres violations graves des droits humains commis par les militaires rwandais et leurs alliés du mouvement rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) constituent des crimes de guerre, selon un rapport publié mercredi 10 juin 2026 dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd par l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW).
Dans ce document intitulé « Death Was Everywhere : Arbitrary Detention, Killings, and Forced Recruitment by the M23 and the Rwanda Defence Force », Human Rights Watch affirme que des milliers de civils et de combattants capturés ont été victimes de détentions arbitraires, de violences physiques et de recrutements forcés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre mi-2024 et décembre 2025.
L’organisation de défense des droits humains indique que les autorités rwandaises pourraient être tenues pénalement responsables des actes commis par les forces du M23, notamment dans des centres d’entraînement situés dans les zones sous leur contrôle.
« Les autorités rwandaises pourraient être reconnues pénalement responsables des actions des forces du M23, y compris dans les centres d’entraînement. Les graves abus commis par les combattants du M23 et le personnel militaire rwandais, y compris le meurtre, la torture et autres mauvais traitements, les châtiments corporels, le recrutement illégal forcé, le travail forcé et l’utilisation d’enfants soldats, constituent des crimes de guerre », souligne le rapport.
Human Rights Watch documente également des cas d’exécutions sommaires, de disparitions forcées et d’autres violations du droit international humanitaire attribuées aux combattants du M23 et aux forces rwandaises dans plusieurs localités de l’est du pays.
L’organisation appelle à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin que les auteurs présumés de ces exactions répondent de leurs actes devant la justice.
Ce nouveau rapport intervient dans un contexte de persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, où les affrontements entre groupes armés et forces régulières continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une grave crise humanitaire.
Selon Human Rights Watch, les abus documentés démontrent l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des civils et de lutter contre l’impunité dans la région.
les combattants du M23, soutenus par le personnel militaire rwandais, ont commis des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels et ont eu recours au travail forcé et à des enfants soldats au Nord-Kivu et Sud-Kivu, deux provinces de l’Est de la République démocratique du Congo, d’après le rapport de Human Rights Watch publié.
« Des rafles de grande ampleur et arrestations ont été commis dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est de la RD Congo, ainsi que de graves abus commis contre des détenus dans les camps de formation militaire de Rumangabo et de Tshanzu dans la province du Nord-Kivu, entre mi-2024 et décembre 2025. Les combattants du M23, soutenus par le personnel militaire rwandais, ont commis des meurtres, des actes de torture, des châtiments corporels et ont eu recours au travail forcé et à des enfants soldats. Ces abus constituent des crimes de guerre, et devraient faire l’objet d’enquêtes en tant que possibles crimes contre l’humanité », a-t-on lu.
Ces organismes régionaux et des gouvernements partenaires ont été appelés, dans le rapport publié par Human Rights Watch, à faire pression sur les autorités rwandaises pour qu’elles mettent fin aux atrocités dont elles sont responsables dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Le M23, soutenu par le Rwanda, gère des soi-disant camps de formation militaire dans l’est de la RD Congo, où les recrues ont été soumises à des mauvais traitements et à des actes de tortures, aux effets parfois mortels. Les organismes régionaux et les gouvernements partenaires devraient faire pression sur les autorités rwandaises pour qu’elles mettent fin à ces graves abus, et veillent à ce que les responsables répondent de leurs actes. », a-t-on lu dans le site de Human Rights Watch.
Les autorités rwandaises n’avaient pas encore réagi officiellement à ces nouvelles accusations au moment de la publication du rapport.
HERVÉ KABWATILA








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