Après des expériences jugées concluantes à Lubumbashi et à Mbuji-Mayi, le ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté lance la deuxième phase de la décentralisation des centres de scannage des copies de l’Examen d’État. Gemena, Tshikapa, Béni et Kisangani ont été retenues pour accueillir ce dispositif.
Le processus de modernisation de la correction de l’Examen d’État en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Le ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté a annoncé l’extension des centres de scannage des copies à quatre nouvelles villes : Gemena (Sud-Ubangi), Tshikapa (Kasaï), Béni (Nord-Kivu) et Kisangani (Tshopo).
Selon les informations communiquées par le ministère, des missions d’inspection sont déjà déployées dans ces différentes villes afin de préparer les installations techniques et logistiques nécessaires au fonctionnement des nouveaux centres. L’objectif est d’assurer des conditions optimales pour le traitement sécurisé et rapide des copies.
Ces centres régionaux auront pour mission de prendre en charge les copies provenant de plusieurs provinces éducationnelles, réduisant ainsi les contraintes liées au transport des malles d’examen vers des sites uniques de traitement. Cette approche vise non seulement à désengorger les centres existants, mais aussi à renforcer la fiabilité et la transparence du processus de correction.
La décentralisation du scannage s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système éducatif congolais. En rapprochant les infrastructures techniques des zones de passation, le ministère entend limiter les risques de pertes, de retards ou de manipulation frauduleuse des copies, tout en accélérant la publication des résultats.
L’Examen d’État, qui sanctionne la fin des études secondaires en République démocratique du Congo, concerne chaque année des centaines de milliers de candidats à travers le pays. La mise en place progressive de centres de scannage décentralisés marque ainsi une avancée significative dans la digitalisation et la sécurisation de cette épreuve nationale.
HERVÉ KABWATILA





























































