Egée Tshiala Sorel est une femme dont l’intelligence et l’engagement en faveur des droits humains, notamment ceux des femmes congolaises, font l’unanimité dans le Haut-Katanga.
Native de la ville cuprifère, c’est à l’Université de Lubumbashi qu’elle a brillamment poursuivi son cursus universitaire et obtenu un diplôme de licence en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), dans le département du journalisme.
Passionnée par la science, Egée Tshiala a enrichi son expertise par plusieurs formations en management et leadership. Dotée d’un sens aigu du travail bien fait, elle a intégré le cercle restreint du corps enseignant de son alma mater après y avoir soutenu un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA).
Désormais chef de travaux à l’Université de Lubumbashi et à celle de Likasi, ainsi qu’élue députée provinciale de Likasi dans le Haut-Katanga, elle s’engage activement dans l’éducation et la politique, témoignant d’un parcours dédié à l’amélioration des conditions de vie des femmes congolaises et à leur reconnaissance dans la société.
La dignité de la femme congolaise ne se négocie pas
Reconnue pour sa proximité avec sa base, l’ancienne directrice générale de Logos Télévision et d’Alfajiri Télévision, deux chaînes de Likasi, s’affirme comme un leader engagé pour l’émancipation des femmes en République Démocratique du Congo.
Elle est également présidente et fondatrice de la Fondation Egée Tshiala (FONET).
En tant que députée provinciale, Egée Tshiala Sorel œuvre pour l’application de l’article 14 de la Constitution de 2006, qui garantit l’égalité entre les sexes.
À FOXTIME.CD, elle souligne que l’émancipation des femmes ne doit pas être perçue comme une confrontation, mais comme une affirmation de leur dignité intrinsèque.
« En RDC, le combat pour l’émancipation de la femme est un impératif constitutionnel fondé sur l’article 14 de la Constitution du 18 février 2006, qui garantit l’égalité et proscrit toute discrimination. L’émancipation ne signifie pas confrontation, mais reconnaissance de la dignité intrinsèque de la femme congolaise. Cette dignité ne se négocie pas, ne se marchande pas et ne saurait être conditionnée », a-t-elle confié.
Son engagement se traduit par la lutte contre les obstacles tels que les inégalités économiques et les violences basées sur le genre, qui entravent l’ascension des femmes.
Pour cette élue, l’émancipation de la femme congolaise nécessite une reconnaissance de ses droits fondamentaux et des mécanismes de protection efficaces. Elle appelle à créer un environnement où les femmes peuvent évoluer sans pression ni intimidation. Sa vision s’aligne avec les engagements pris par la RDC auprès de l’Organisation des Nations Unies, notamment à travers la CEDAW.
De plus, elle plaide pour l’application effective de la Loi n°15/013 du 1er août 2015, qui fixe les modalités d’application des droits de la femme et de la parité, renforçant ainsi le cadre de protection juridique.
« Au-delà des pesanteurs socioculturelles et des inégalités économiques, l’un des obstacles majeurs demeure toute forme de pression, d’intimidation ou de harcèlement qui entrave l’ascension professionnelle et politique des femmes », a-t-elle expliqué.
Pour elle, aucune femme ne devrait être contrainte de compromettre sa dignité pour accéder à une opportunité.
« L’émergence de la femme entrepreneure reste un parcours exigeant. Outre les défis financiers et administratifs, certaines pratiques contraires à l’éthique peuvent constituer des barrières inacceptables. Je le dis avec fermeté : aucune réussite ne vaut la perte de sa dignité. L’État doit garantir un environnement économique sain, transparent et respectueux des principes d’intégrité », a-t-elle insisté.
« Les femmes doivent protéger leur dignité »
La députée Egée Tshiala adresse un message inspirant aux femmes : « Protégez votre dignité en toutes circonstances ; refusez toute forme de harcèlement, de pression ou de compromission ; formez-vous, travaillez avec rigueur et bâtissez votre crédibilité sur la compétence et l’intégrité. »
Elle insiste sur le fait que le succès ne doit jamais se faire au détriment de la dignité personnelle.
À l’Assemblée provinciale et à travers sa fondation, Egée Tshiala continue de lutter pour que chaque femme congolaise puisse évoluer dans un environnement respectueux et équitable.
Véritable agent de changement en RDC, elle encourage les femmes entrepreneures à se former, à travailler avec rigueur et à bâtir leur crédibilité sur la compétence et l’intégrité.
« Le leadership féminin que nous appelons de nos vœux est un leadership fondé sur la valeur, la discipline et l’honneur. L’émancipation véritable est celle qui s’acquiert dans le respect de soi et des principes républicains », a-t-elle déclaré.
La Rédaction




























































