Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé d’annuler tous les permis d’importation de bovins et autres ongulés domestiques, ainsi que de leurs produits et sous-produits, en provenance d’Afrique du Sud. La mesure est contenue dans un communiqué officiel signé le 25 février 2026 par le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana.
Selon le document, cette décision préventive intervient alors que les services vétérinaires congolais suivent avec une « attention soutenue » l’évolution de la fièvre aphteuse en Afrique du Sud. Les autorités évoquent un risque sanitaire important justifiant un renforcement immédiat des dispositifs de protection du cheptel national.
« l’annulation de tous les permis d’importation des bovins et autres ongulés domestiques ainsi que de leurs produits (Lait, viande, peaux, aliments pour bétail, en provenance de l’Afrique du Sud) ; la suspension jusqu’à nouvel ordre de toute autorisation d’importation des animaux et produits, sous-produits repris ci-haut ; le renforcement des mesures de contrôle aux postes frontaliers des animaux et produits visés ci-haut et le renforcement de la surveillance transfrontalière (mesures de biosécurité) par la sensibilisation des éleveurs tout au long des frontières entre la République Démocratique du Congo et la Zambie ». Peut-on lire dans ce document signé par le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana.
La fièvre aphteuse est une maladie à déclaration obligatoire aux incidences économiques et commerciales majeures. Hautement contagieuse, elle affecte principalement les bovins, mais également d’autres espèces d’ongulés domestiques telles que les porcs, les moutons et les chèvres.
Sa propagation peut entraîner des restrictions sévères aux échanges internationaux d’animaux et de produits d’origine animale, avec des répercussions directes sur les filières d’élevage et de transformation.
Outre l’annulation immédiate des permis d’importation existants, le communiqué ministériel annonce :
La suspension, jusqu’à nouvel ordre, de toute nouvelle autorisation d’importation des animaux, produits et sous-produits concernés (lait, viande, peaux, aliments pour bétail, entre autres) ;
Le renforcement des contrôles sanitaires aux postes frontaliers ;
L’intensification de la surveillance transfrontalière et des mesures de biosécurité, notamment par la sensibilisation des éleveurs le long de la frontière entre la RDC et la Zambie ;
L’application stricte de ces dispositions par l’ensemble des services vétérinaires.
À travers cette décision, le gouvernement congolais entend protéger le cheptel national et prévenir toute introduction de la maladie sur son territoire. La prévention apparaît d’autant plus stratégique que la filière élevage constitue un levier important pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de nombreuses communautés rurales.
Les autorités précisent que ces mesures s’appliquent immédiatement et resteront en vigueur jusqu’à nouvel ordre.
HERVE KABWATILA






























































