Une situation sanitaire alarmante prévaut dans la province du Kongo-Central, où une flambée de choléra a été signalée à la prison de Mbanza-Ngungu.Selon le ministre de la santé publique, Roger Samuel Kamba, cette épidémie a déjà causé la mort de 13 détenus, tandis que 160 cas ont été enregistrés.
D’après le ministre de la santé publique Samuel Kamba, les premiers cas suspects remontent au 23 mars 2026. Ils seraient liés au transfert de détenus en provenance des cachots de Luozi. Au 8 avril, les autorités sanitaires avaient recensé un total de 160 cas, confirmant une propagation rapide de la maladie dans cet établissement pénitentiaire.
Face à cette situation, le gouvernement assure avoir engagé plusieurs mesures pour contenir la propagation du choléra et garantir la prise en charge des personnes infectées. Les détails de ces interventions n’ont toutefois pas été précisés.
Au-delà de la prison de Mbanza-Ngungu, la vigilance reste de mise dans d’autres provinces du pays. À Kinshasa, 51 nouveaux cas suspects ont été signalés au cours de la semaine écoulée, sans qu’aucun décès ne soit enregistré, contre 89 cas la semaine précédente.
La partie sud du pays demeure cependant la plus affectée, avec 234 nouveaux cas et 6 décès rapportés. À l’échelle nationale, une légère baisse est observée, avec 1 157 cas recensés contre 1 161 lors du précédent bilan. Malgré cette diminution, le seuil hebdomadaire de 1 000 cas reste dépassé, témoignant d’une situation toujours préoccupante.
Les autorités sanitaires poursuivent la surveillance épidémiologique et appellent à renforcer les mesures de prévention pour limiter la propagation de cette maladie hydrique, qui continue de représenter un défi majeur de santé publique en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA































































