C’est un coup dur pour la liberté d’informer dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Alors que les médias locaux étouffent déjà sous la censure, les journalistes du Nord-Kivu sont désormais sommés de quitter leur centre de presse historique.
L’annonce est tombée ce samedi 31 janvier 2026. Par le biais d’un communiqué officiel, la section provinciale de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a confirmé la fin de ses activités dans ses locaux actuels. Signé par Rosalie Zawadi (Présidente) et Jacques Vagheni (Secrétaire Exécutif), le document précise que la RTNC exige la restitution immédiate du bâtiment.
Pourtant, ce lieu hautement symbolique n’était pas un simple bureau. Construit par la MONUSCO et offert à la presse locale, il constituait le poumon de la coordination médiatique dans la région. À partir du 2 février 2026, les portes seront définitivement closes, laissant les professionnels des médias sans point de chute.
Cette expulsion intervient dans un climat de terreur médiatique. À Goma comme à Bukavu, l’ombre de la coalition AFC/M23/RDF plane sur les rédactions. Les journalistes de la RTNC, sous contrainte, sont obligés de suivre des directives strictes.

La rédaction




























































