Alors que la direction générale a annoncé que les 50 millions de dollars, promis en décembre 2024 par le président Félix Tshisekedi lors de sa visite au Kasaï Oriental pour la relance de la Société minière de Bakwanga (Miba), sont disponibles, une grogne sociale d’envergure menace de freiner cet élan.
Au Kasaï Oriental, les agents de la MIBA ont manifesté devant le gouvernorat pour réclamer la paie de leurs salaires. Il s’agirait de 8 mois d’arriérés.
Face à cette situation, le ministre provincial de la Justice et gouverneur de province intérimaire, Hernaince Ilunga a rassuré les manifestants soulignant qu’un plaidoyer est mené auprès des autorités compétentes à Kinshasa par l’exécutif provincial.
« Le gouverneur de province n’est pas sur la ville. Il est en pleins travaux à Bandundu avec le Chef de l’Etat et ses pairs dans le cadre de la conférence des gouverneurs. Il m’a demandé de vous dire qu’avant votre sit-in, il était déjà à Kinshasa depuis la semaine dernière et l’acte qu’il a posé, c’est celui de plaider pour la paie de vos salaires qui n’arrive pas », a affirmé le gouverneur intérimaire.
« Il a déjà contacté ceux qui ont la charge de donner la réponse à ce problème crucial. Vos réclamations sont légitimes et on est en train de calculer vos salaires qui vous seront octroyés, c’est votre droit », a-t-il ajouté.
Longtemps l’un des fleurons de l’économie congolaise, la société minière d’extraction de diamants de Bakwanga est aujourd’hui à terre.
Créée en décembre 1961 dans la province du Kasaï-Oriental, la MIBA est chargée de l’extraction du diamant. Détenue à 80% par l’Etat congolais et à 20% par ASA Resource, cette entreprise publique produisait au début des années 2000, en moyenne six millions de diamants par an.
Mais lors de la crise financière de 2008, criblée de dettes et touchée par la chute des cours, l’entreprise a été obligée d’arrêter totalement ses activités.
Mont Carmel NDEO




























































