Moins de 48 heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu proposé par le président angolais Joâo Lourenço, l’armée congolaise (FARDC) a dénoncé des attaques perpétrées par les rebelles de l’AFC-M23 contre ses positions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Entre le 18 et le 19 février, a indiqué le porte-parole de l’armée loyaliste, Mak Hazukay, des rebelles soutenus par l’armée rwandaise ont attaqué la localité d’Ihula à Walikale, ainsi que les collines de Kazaroho, Bugabo, Cahi et Virumbi à Rutshuru, dans le Nord-Kivu.
« Dans le Sud-Kivu, les RDF/M23/Twiraneho /FNL NZABAPEMA/RED Tabara ont lancé des attaques dans plusieurs villages dont Mikenge et Kalonge dans les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira et dans les localités de KAHUNGWE, Kanga et Lugeje, où ils ont incendié 4 maisons et tué à son domicile un jeune homme de 18 ans nommé Matabishi Siston Azini », peut-on lire dans ce communiqué.
Face à ces attaques, les FARDC accusent le tandem RDF-M23 de torpiller le processus de paix en cours.
Toutefois, l’armée loyaliste réaffirme son engagement à respecter le cessez-le-feu proposé par l’Angola pour faciliter le retour de la paix dans l’Est et dans la région des Grands Lacs.
Mandaté par le président Tshisekedi pour préparer un dialogue inter-congolais, le chef de l’État angolais avait proposé ce cessez-le-feu afin d’instaurer un climat de confiance parmi les acteurs concernés. Cependant, l’AFC-M23 a remis en question cette initiative, soulignant que plusieurs propositions similaires avaient déjà été formulées sans être respectées par Kinshasa.
Mont Carmel NDEO






























































