Reporters sans frontières (RSF) a rendu public les résultats de son enquête sur les conditions de détention dans les zones contrôlées par la rébellion de l’AFC-M23, particulièrement à Goma dans la province du Nord-Kivu.
Selon cette structure, le M23 a utilisé des conteneurs dépourvus de lumière et d’aération pour détenir des dizaines de personnes, dont des civils et au moins deux journalistes, dans les zones qu’il contrôle.
L’enquête fondée sur témoignages anonymisés, photos et images satellites, confirme la présence de ces structures notamment dans l’enceinte de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu à Goma.
Des anciens détenus ont décrit des conditions extrêmes notamment des conteneurs d’une dizaine de mètres carrés bondés jusqu’à 80 personnes
Selon un journaliste qui a requis l’anonymat, les prisonniers n’ont droit qu’à une seule sortie quotidienne à l’aube, des rations maigres et des violences physiques, parfois mortelles.
Par ailleurs, ceux qui survivent sont parfois transférés vers d’autres lieux de détention, dont la prison centrale de Munzenze, rouverte en juillet 2025 et désormais sous contrôle du M23.
Face à ces violations de droits humains, RSF dénoncé une pratique « déshumanisante » et rappelle que le M23 est déjà mis en cause pour de graves violations des droits humains par l’ONU et des ONG.
L’organisation a appelé à l’arrêt de ces exactions afin de garantir la sécurité des journalistes et le respect des normes internationales de détention.
Reporters sans frontières (RSF) est une organisation internationale qui promeut la liberté de l’information en défendant le pluralisme et l’indépendance du journalisme.
La rédaction



























































