La cheffe de la Monusco par intérim, Vivian van de Perre a atterri ce jeudi à l’aéroport de Goma, par voie aérienne après une interruption de l’accès aérien à la ville depuis janvier 2025.
A son arrivée, Vivian van de Perre a précisé que sa visite s’inscrit dans le cadre des efforts de la Monusco pour soutenir l’application du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu, selon les termes de la résolution 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU.
« La visite vise à échanger avec les interlocuteurs concernés et à faire avancer les préparatifs concrets, les procédures de vérification, communication et les conditions pratiques pour que le mécanisme fonctionne de manière crédible », a-t-elle indiqué.
Dans le cadre de ce mandat, Vivian van de Perre a annoncé le déploiement imminent d’une mission de reconnaissance aérienne à Uvira, chef-lieu du Sud-Kivu.
Dans cette optique, elle a précisé que l’appui au cessez-le-feu se fera de manière progressive en fonction des engagements confirmés et des garanties de sécurité pour le personnel onusien.
« Notre action sera strictement dans le cadre du mandat du Conseil de sécurité et dans le plein respect de la souveraineté de la RDC », a-t-elle martelé.
Lors de sa visite à Kinshasa, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix avait affirmé que l’utilisation de l’aéroport international de Goma et l’envoi d’équipes sur le terrain dépendraient de garanties de sécurité formelles de la part des parties en conflit.
À Goma, la cheffe de la Monusco également a exprimé son optimisme quant à la réouverture progressive de l’aéroport de Goma
« Il y a plus d’un an soit le 26 janvier 2026, j’étais abord du dernier avion à atterrir à l’aéroport de Goma, aujourd’hui je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir à nouveau. J’espère que c’est le début de la réouverture progressive de l’aéroport de Goma au bénéfice de la population », a-t-elle déclaré.
La réouverture de cette infrastructure aéroportuaire, destinée exclusivement aux vols humanitaires de jour figurait parmi les résolutions du sommet de Paris, co-organisé par le président Emmanuel Macron et le président du Conseil des ministres togolais, Faure Gnassingbé, concernant la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs.
Pour le président Tshisekedi, cette mesure est primordiale pour rompre l’isolement des populations, faciliter l’accès des humanitaires et accélérer le cheminement des secours.
Mont Carmel NDEO





























































