L’opposant Jean-Marc Kabund a critiqué la politique mise en place par le gouvernement congolais pour restaurer la paix dans l’est du pays, en proie à l’activisme des groupes armés, dont le M23, soutenu par le Rwanda.
L’ancien président intérimaire du parti au pouvoir, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et premier vice-président de l’Assemblée nationale, a affirmé que le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a échoué dans son serment à sauvegarder l’intégrité territoriale du pays, alors que l’armée rwandaise contrôle de larges pans des territoires dans les provinces du Kivu.
« L’occupation flagrante de Bukavu, Goma et d’autres territoires stratégiques par l’armée rwandaise n’est pas seulement une humiliation nationale, mais la preuve irréfutable de l’échec cuisant de Félix Tshisekedi à honorer son serment constitutionnel solennel de sauvegarder l’intégrité territoriale de la RDC. Ce président, qui s’est targué de patriotisme et de fermeté, a au contraire présidé à une capitulation progressive face à l’agression étrangère, laissant des millions de Congolais livrés à la violence, aux déplacements forcés et à l’exploitation des ressources par des forces extérieures », a déclaré l’opposant Jean-Marc Kabund.
Le président du parti Alliance pour le Changement (ACh), Kabund a également accusé Félix Tshisekedi d’avoir trahi la confiance du peuple congolais.
« En multipliant les discours vides et les alliances opportunistes, Tshisekedi a non seulement trahi la confiance du peuple, mais il a aussi encouragé l’impunité des envahisseurs, transformant l’Est du pays en un champ de ruines où la souveraineté congolaise n’est plus qu’un souvenir. Accorder une prime à un tel fiasco serait non seulement une insulte à la mémoire des victimes, mais une invitation à la perpétuation du chaos, prouvant que ce régime priorise sa survie politique sur la défense de la nation », a-t-il argué.
Dans cette même logique, l’ancien patron de l’UDPS a critiqué l’approche de Kinshasa, qui selon lui, consisterait à réduire la portée de la crise sécuritaire actuelle au seul M23.
« Le gouvernement voulait faire croire à l’opinion publique que le seul problème que nous avons dans le pays s’appelle le M23. C’est faux. Les ADF continuent de tuer dans l’est du pays. Il y a la CODECO. Nous avons plus de 250 groupes armés qui opèrent dans l’est du pays et qui tuent des Congolais. On ne peut pas résumer la question de l’insécurité dans le pays à l’AFC-M23 et dire aux gens que nous ne pouvons pas négocier avec l’AFC-M23 parce qu’il tue. Est-ce qu’il n’y a que l’AFC-M23 qui tue ? Nous disons non : le problème est plus vaste que l’AFC-M23 », a-t-il martelé.
Mont Carmel NDEO































































