La situation des infrastructures routières dans la province du Haut-Katanga demeure stagnante depuis plus de sept mois maintenant avec des effets d’entraînement néfastes pour les usagers de la routes et, créant ipso facto une certaine incertitude économique pour les entreprises de construction.
Sept mois après l’arrêt des chantiers routiers consécutivement à la décision du gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula, des entreprises prestataires, dont EGMF (Entreprise Générale Malta Forrest), sont asphyxiées.
Face à un contexte financier devenu critique, le Groupe Forrest (via EGMF) a annoncé dès décembre 2025 des mesures temporaires d’adaptation de ses effectifs. Ces ajustements, incluant des mises en congé technique, sont la conséquence directe du ralentissement ou de l’arrêt des chantiers financés par le secteur public.
Les prestataires montent au créneau principalement pour réclamer le paiement de leurs factures en souffrance. Le blocage financier empêcherait le maintien du déploiement des engins et du personnel sur le terrain ainsi que la reprise des travaux.
Bien que le gouvernement provincial ait récemment communiqué sur la « poursuite » de certains programmes (comme celui des 150 km de routes) ou le lancement de nouveaux projets à Pweto en mars 2026, la réalité technique pour des acteurs majeurs comme EGMF reste marquée par une paralysie budgétaire.
Ce blocage ne touche pas seulement les entreprises mais impacte des milliers d’emplois directs et indirects dans la province, aggravant le climat social déjà tendu par d’autres grèves sectorielles.
Le gouvernement provincial est interpellé pour la reprise des chantiers et le règlement des factures afin d’éviter la faillite des sous-traitants et la dégradation des infrastructures inachevées.
JAMES KABWE



























































