Le général Eddy Kapend a fermement condamné l’assassinat du capitaine Kathy Tshikomb Thérèse, camérawoman affectée au service de communication de la 22ᵉ région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au camp militaire Major Vangu, dans la province du Haut-Katanga.
S’exprimant lors de la parade mixte des FARDC et de la Police, organisée ce lundi 26 octobre 2026, le général Eddy Kapend a exprimé son indignation face à ce meurtre commis au sein d’une enceinte militaire censée garantir un niveau élevé de sécurité.
Dans la foulée, il a ordonné l’interpellation du commandant du camp militaire Major Vangu, le colonel Kabonde wa Kidianga, par l’Auditorat militaire, garnison de Lubumbashi. Cette mesure vise à permettre aux autorités judiciaires militaires d’examiner les circonstances de cet assassinat et d’établir les éventuelles responsabilités.
Le général Eddy Kapend s’est notamment interrogé sur la manière dont des individus présentés comme des bandits ont pu pénétrer dans le camp militaire et tuer un officier sans provoquer de réaction apparente de la part des voisins ou des responsables de cette installation.
Pour le général, cet acte soulève de sérieuses interrogations sur le dispositif de sécurité en place, ainsi que sur la vigilance des personnes chargées d’assurer la protection du site.
L’assassinat du capitaine Kathy Tshikomb Thérèse met ainsi en évidence la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances du drame, notamment les conditions dans lesquelles les assaillants auraient accédé au camp et les éventuelles défaillances ayant facilité leur action.
Dans un ton ferme, le général Eddy Kapend a accordé un délai de trois jours aux différents services du camp militaire pour lui transmettre les premiers résultats de leurs investigations. Cette échéance doit permettre de disposer des premiers éléments susceptibles d’éclairer les circonstances de l’assassinat et d’orienter les suites de l’enquête.
Au-delà des mesures annoncées, l’enjeu consiste à déterminer les responsabilités individuelles et à établir les faits sur la base d’éléments vérifiables, dans le respect des procédures judiciaires en vigueur. L’interpellation du colonel Kabonde wa Kidianga ne préjuge toutefois pas de sa culpabilité, laquelle ne peut être établie que dans le cadre d’une procédure judiciaire régulière.
L’assassinat du capitaine Kathy Tshikomb Thérèse suscite ainsi des interrogations sur la sécurité au sein du camp militaire Major Vangu. Les résultats des investigations attendus dans les trois jours devraient apporter un premier éclairage sur ce drame qui a provoqué la ferme réaction du commandement militaire dans le Haut-Katanga.
HERVÉ KABWATILA



























































