Le gouverneur du Haut-Katanga a lancé la mise en œuvre de l’opération d’identification des résidents sur toute l’étendue de la province. Cette mesure, instruite par le vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani vise à renforcer la sécurité et à établir une meilleure connaissance des populations.
Lors d’une réunion tenue mercredi dans la salle de banquet du Gouvernorat, le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula a rassemblé les administrateurs de territoires, maires, bourgoumestres, chefs de secteurs et chefs de chefferies pour relayer cette directive.
En présence du ministre provincial de l’Intérieur, le chef de l’exécutif a souligné l’importance de cette identification, qui permettra de mieux connaître les résidents et leur provenance.
Le gouverneur a précisé que la sécurité de la population ne peut être assurée que si les autorités disposent d’informations précises sur les résidents, qu’ils soient nationaux ou étrangers.
La discussion a également tourné autour de l’identification des employés étrangers dans les entreprises locales et de la vérification de leurs permis de travail ou de tourisme.
Les administrateurs de territoire, notamment Barthélémy Kibwe Kabuita et Nicolas Masaku Musolo, ont rapporté les besoins spécifiques de leur région, insistant sur l’urgence de cette opération d’identification dans le contexte actuel d’insécurité.
« On s’est focalisé sur l’identification des résidents. Pour le moment, avec la situation qu’on est en train de traverser, la situation que traverse notre pays, nous sommes censés savoir qui est qui. Nous sommes censés savoir qui est qui et qui habite où. Donc le gouverneur a martelé sur ça conformément au message du VPM qui demande que nous devons nous connaître. Nous devons savoir les personnes avec qui nous vivons, d’où elles viennent, de quelle province, de quelle région », ont-ils rapporté.
Selon eux, cette initiative pourra contribuer à une meilleure gestion des situations critiques et à un environnement sécurisé pour tous.
« Savoir avec qui nous vivons ensemble c’est très capital pour nous. Il y a aussi les entreprises qui nous entourent. La plupart d’entre elles emploient les étrangers qui doivent être identifiés s’ils ont des permis de travail ou de tourisme. Que nous sachions que parmi les entreprises, nous avons tel nombre de résidents, de telle nationalité. La sécurité est une affaire de tous », ont-ils martelé.
Le gouverneur Kazembe Shula a affirmé son engagement pour le succès de cette démarche, considérant qu’une population bien identifiée est un atout pour la lutte contre l’insécurité.
Mont Carmel NDEO





























































