La province du Haut-Lomami traverse une crise institutionnelle caractérisée par un conflit de leadership au sommet de l’exécutif provincial depuis maintenant quelques semaines. A ce jour, il est difficile d’identifier l’autorité qui gère réellement la province entre le gouverneur, le vice-gouverneur et le ministre des infrastructures qui refuse de céder la gestion de la province au vice-gouverneur, qui est de retour depuis peu à Kamina.
Les faits remontent de quelques semaines en arrière quand l’assemblée provinciale du Haut-Lomami a tenu pour démissionnaire le gouvernement provincial, depuis le rejet du projet d’édit budgétaire exercice 2026, au cours de la plénière du 11 décembre dernier, une décision à la base du conflit avec l’exécutif provincial ce qui a conduit à l’impasse à Kamina.
Après le rappel à Kinshasa du gouverneur Marmont Banza Mulume par le vice-premier ministre, ministre de l’intérieur Jacquemain Shabani Lukoo pour consultations, celui-ci a pris soins de laisser son intérim au ministre provincial des infrastructures MUTOMBO NGOY WA NSHIMBA Venance, alors que le vice-gouverneur était présent dans la ville en violation de principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces régi par la constitution.
Dans cet imbroglio, l’intérimaire MUTOMBO NGOY WA NSHIMBA ne veut pas laisser la gestion au vice-gouverneur, qui est retourné depuis peu dans la province, et qui reçois selon plusieurs sources les instructions du gouverneur en consultations à Kinshasa tout en gardant avec lui, les éléments du pouvoir notamment le sceau du gouvernorat.
Qui sont les tireurs de ficelles ?
Dans la province du Haut-Lomami, le secrétariat exécutif de l’union sacrée de la nation, plateforme politique du President Félix Tshisekedi est divisé car il est dirigé par deux personnes, le premier secrétaire Nyembo Bahati a été nommé par le Professeur André Mbata conformément à la charte de l’USN, lequel a été renié par le gouverneur Marmont qui a son tour nomma un certain Philippe Mokonzi point culminant du bras de fer existant pour le contrôle de l’exécutif provincial.
Plusieurs noms sont aussi cités dans l’opinion, notamment Dany Banza et Guy Loanda qui, semblait-il, seraient à la base de la confusion qui règne dans la province du Haut-Lomami à travers leurs partis politiques respectifs, alimentée par la division de l’UDPS qui a deux fédéraux dans une petite ville comme Kamina.
D’autre part, le caucus des députés nationaux élus du Haut-Lomami a porté l’affaire auprès du président du bureau Aimer Boji pour solliciter son implication afin qu’un climat de paix soit trouvé pour la bonne marche de la province.
Ces agissements répétés et concertés du gouverneur réputé démissionnaire par l’Assemblée provinciale, Marmont Banza Mulume à travers son intérimaire qui est le ministre des Infrastructures, MUTOMBO NGOY WA NSHIMBA Venance, constituent selon plusieurs analystes une atteinte à l’État de droit, compromettent le fonctionnement régulier des institutions provinciales et portent un préjudice sérieux à l’autorité de la loi et à la crédibilité de l’administration publique.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été appelé à prendre la mesure du possible pour mettre fin à cette confusion.
JAMES KABWE






























































