Face à la menace de propagation de la maladie à virus Ebola, le Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF) a renforcé les mesures de surveillance sanitaire dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo. Des dispositifs de lavage des mains et de contrôle de la température corporelle ont été installés aux principaux points d’entrée et de sortie de la ville d’Isiro, chef-lieu de la province.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans plusieurs provinces du pays. Les équipes du PNHF ont été déployées non seulement aux postes frontaliers et aux axes de circulation stratégiques, mais également dans les lieux de forte affluence tels que les marchés et les églises.
Selon Christine Banga, coordinatrice provinciale du Programme national de l’hygiène aux frontières, les autorités sanitaires du Haut-Uélé avaient anticipé le risque de contamination dès l’apparition des premiers cas en Ituri.
« Lorsque la province de l’Ituri avait annoncé, le 15 mai 2026, la présence du virus d’Ebola, directement la province du Haut-Uélé était en alerte. Après l’annonce officielle du virus dans le Haut-Uélé par le ministre national de la Santé, nous avions travaillé sur la cartographie de la province. Nos équipes sont déployées dans les points d’entrée et de sortie ainsi que dans les points stratégiques, églises, marchés (…). Nous avons installé les dispositifs de riposte composés d’eau chlorée pour le lavage des mains, la prise de la température du corps humain avec un thermomètre numérique et faisons suivre les instructions liées aux mesures barrières », a-t-elle expliqué lors d’un entretien.
Les dispositifs mis en place permettent de détecter rapidement d’éventuels cas suspects grâce à la prise systématique de température et de sensibiliser la population au respect des mesures préventives. Le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts à risque et le signalement rapide des personnes présentant des symptômes figurent parmi les principales recommandations diffusées par les équipes sanitaires.
Les autorités provinciales espèrent ainsi limiter la transmission du virus dans cette province frontalière, considérée comme particulièrement exposée en raison des mouvements fréquents de populations entre les différentes zones affectées.
Alors que la République démocratique du Congo poursuit ses efforts de lutte contre l’épidémie d’Ebola, le renforcement du contrôle sanitaire aux frontières et dans les lieux publics demeure l’un des piliers essentiels de la stratégie nationale de prévention et de riposte.
HERVÉ KABWATILA




























































