Immaculée Bagage Batete est une figure engagée de la société civile et de la sphère politique en République démocratique du Congo (RDC), particulièrement active dans la province du Haut-Katanga. Elle est reconnue pour son plaidoyer constant en faveur de l’autonomisation des femmes et de leur participation accrue aux instances de prise de décision.
Présidente et fondatrice du parti politique « Les Chrétiens en Marche » (LCM), dont l’apport est la gouvernance basée sur l’amour de la communauté, qui prône la transparence, la redevabilité et la traçabilité dans la gestion de la chose publique.
Son action politique s’accompagne d’un plaidoyer constant et insistant, pour une participation accrue des femmes dans les instances de prise de décision du pays.
Détentrice d’un master en criminologie, option sécurité intérieure à l’université de Lubumbashi édition 2017, BAGABE a pu se distinguer de sa promotion alors qu’elle était l’unique femme. Bien au-delà, elle est informaticienne de formation, compétences l’ayant permis d’offrir ses services à des milliers d’étudiants près de 10 ans durant en tant que gestionnaire du Cybercafé CETAM, pour une période allant de 2007 en 2017.
Élue députée provinciale en 2018 dans la circonscription électorale de Mitwaba (Haut-Katanga) avant d’exercé les fonctions de Commissaire au sein du Gouvernement provincial du Haut-Katanga, en charge de la Culture, des Arts et des Relations Intercommunautaires.
Durant son mandat provincial, elle a œuvré pour la promotion de la culture et des arts, facilitant notamment le dialogue entre les différentes communautés à travers les relations intercommunautaires.
Engagement pour la femme et l’éducation
Elle est reconnue comme une militante fervente pour la scolarisation des jeunes et des enfants, considérant l’éducation comme un pilier de l’émancipation.
Pour elle, bien que l’évolution de la femme congolaise soit remarquable, elle est cependant confrontée à plusieurs facteurs bloquant sa participation dans les instances des décisions malgré quelques progrès observés dans différents secteurs. Plusieurs obstacles demeurent notamment :
• Les inégalités entre hommes et femmes,
• Les mariages précoces dans certaines régions
• Les violences basées sur le genre
• Poids des normes sociales et culturelles
• L’accès encore limité à certains postes de décision
• La société reste largement patriarcale
« La femme devrait s’engager avec force dans la politique active » dit-elle d’un ton ferme, insistant que l’objectif en 2030 est d’atteindre 50 % des femmes dans toutes les instances de décision et pour cela la progression devrait atteindre à 30 %, chose qui n’est pas encore faite en RDC malgré la dynamique en cours.
Bien que la Constitution garantît l’égalité entre hommes et femmes et encourage leur participation dans tous les domaines, et qu’une loi prévoit un quota d’au moins 30 % de femmes dans les institutions politiques, les interrogations sont soulevées sur l’application.
« Vous conviendrez avec moi que nous avons des textes désuets. Malgré l’adoption de ces textes, l’application ne peut être possible si la bénéficiaire ou la destinataire est minorisée dans les réunions de prise de décision pour exécution ! En réalité, la participation tourne autour de 10 % à 15 % dans les institutions. » A-t-elle martelé
Et d’ajouter :
« Voilà pourquoi mon message est de nous inviter tous à prendre conscience de la force de État et de le faire respecter en respectant les lois et c’est seulement de cette façon que la loi sur la parité sera effective… » lance-t-elle
Lançant un message à l’éveil de la conscience, Immaculée Bagabe invite les femmes et la jeune fille à lutter davantage pour leurs droits car l’émergence en politique n’est pas automatique, notamment dans la formation, la solidarité féminine ainsi que la probité morale. Elle a encouragé la société au changement de la mentalité et a sollicité le soutien de l’État dans l’application des lois, le financement ainsi que la protection.
JAMES KABWE





























































