Moins de deux mois après son acquisition, le véhicule du journaliste Doux Jésus Beledu a été endommagé dans un incident de circulation survenu dans la nuit du dimanche 1er mars 2026 à Kinshasa. Selon le récit de la victime, un véhicule militaire de la garde républicaine sans plaque d’immatriculation serait en cause.
D’après les déclarations de Doux Jésus Beledu, l’incident s’est produit vers 22h30 sur l’avenue Kasavubu, dans la commune de Bandalungwa, à hauteur de l’église de Godé Mpoy, au niveau de l’arrêt Bakayawu. Le journaliste affirme qu’une jeep pick-up de l’armée, transportant des éléments présentés comme appartenant à la Garde républicaine, a heurté l’aile avant gauche de son Toyota Fortuner lors d’un dépassement qu’il qualifie de dangereux.
Toujours selon lui, le véhicule militaire, décrit comme circulant sans plaque d’immatriculation, ne se serait pas arrêté après l’accrochage et aurait poursuivi sa route. Le journaliste indique avoir suivi le convoi jusqu’à la station-service Macampagne, où le véhicule se serait immobilisé.
Sur place, il affirme avoir été intimidé par des militaires à bord du véhicule. Il soutient avoir demandé des explications et la prise en charge des dégâts, sans obtenir d’engagement. Il déclare également avoir décliné une injonction de les suivre à l’état-major, invoquant des craintes pour sa sécurité.
Cet incident intervient dans un contexte marqué par des critiques récurrentes concernant la circulation de véhicules officiels sans plaques d’immatriculation dans la capitale congolaise. Plusieurs cas d’accidents impliquant des cortèges militaires ont suscité l’émotion ces derniers mois.
Le journaliste fait notamment référence au décès de RUTH DJAMBA, une jeune diplômée universitaire mortellement percutée à Limete par un cortège militaire, selon des témoignages rapportés par la presse locale. Une plainte avait été déposée le 4 décembre dernier à l’auditorat militaire de la Gombe par la famille de la victime.
Contacté par le média en ligne Scoop RDC, Doux JESUS BELEDU a affirmé son intention de porter plainte. Il envisage de saisir l’état-major afin d’identifier le véhicule impliqué, qu’il suppose rattaché au camp KOKOLO, siège de l’état-major général, ainsi que l’auditorat militaire pour obtenir réparation.
Ces faits surviennent quelques jours après une communication de la Présidence de la République démocratique du Congo déplorant des comportements jugés indisciplinés et contraires au code de la route de la part de certains conducteurs de véhicules officiels. La présidence avait alors promis des sanctions contre les auteurs de tels agissements, estimant qu’ils portent atteinte à l’image des institutions.
REDACTION


























































