Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a appelé le parquet à mener des enquêtes sur des faits de corruption, de rançonnage et de détournement de fonds destinés à indemniser les victimes des atrocités illicites commises par l’Ouganda en RDC.
Dans un courrier adressé au procureur général près la Cour de Cassation, le ministre dénonce des cas élevés d’individus se faisant passer pour des responsables d’associations de victimes des conflits des 1, 3 et 6 jours dans la grande orientale.
Ces imposteurs, selon Ngefa, procéderaient à des identifications illégales de victimes, agissant dans des régions non reconnues par l’arrêt de la Cour Internationale de Justice (CIJ).
Les opérations menées par ces faux agents se dérouleraient sans aucune autorisation du Fonds spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Plus inquiétant encore, des mandataires officiels auraient poursuivi ces activités durant la suspension du Fonds, exacerbant ainsi un environnement déjà précaire.
« Ces agissements compromettent la crédibilité de l’action publique et privent les véritables victimes de leurs droits légitimes », a déclaré le ministre dans sa lettre.
Le patron de la Justice a également alerté sur le fait que ces dérives financières créent une « source manifeste d’insécurité dans la ville de Kisangani », sapant ainsi les efforts de transparence du Chef de l’État pour rétablir l’ordre dans un processus d’indemnisation déjà fragile.
Lors d’un briefing presse, le ministre a salué la récente décision de justice dans le premier procès portant sur le détournement du fonds de réparation et d’indemnisation des victimes. Pour la première fois, un individu a été condamné, et 19 millions de dollars ont été restitués à l’État. « C’est une très bonne jurisprudence ! », a-t-il affirmé, soulignant que cet argent devait servir aux victimes et non enrichir des individus malintentionnés.
« Nous avons demandé l’ouverture d’une enquête sur des allégations concernant plusieurs acteurs, notamment ceux ayant établi de fausses listes de victimes pour obtenir des fonds », a-t-il ajouté.
Le ministre a insisté sur l’importance de garantir que les fonds récupérés soient utilisés de manière transparente et légitime, dans l’intérêt des véritables victimes.
Mont Carmel NDEO






























































