Cinq présumés auteurs de vols, viols et braquages ont été appréhendés lundi dans le quartier Mikonga, dans la commune de N’sele, à l’Est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité, selon un communiqué du commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) parvenu mardi 10 mars 2026 à la rédaction de Foxtime.cd.
D’après ce document, ces arrestations sont intervenues à la suite de tensions et de mouvements sociaux enregistrés lundi 9 mars sur la Route nationale numéro 1, dans la partie Est de la capitale congolaise.
« À la suite de quelques remous sociaux constatés ce lundi 9 mars sur la route nationale numéro 1, dans la partie Est de Kinshasa, le commissaire provincial de la Police nationale congolaise (PNC/Kinshasa) s’est rendu dans les quartiers Mikonga, Bibwa et BAT pour une réunion de sécurité en vue de nouvelles stratégies pour contrer cette recrudescence de l’insécurité », indique le communiqué.
Le même document précise que cinq personnes présentées comme des présumés auteurs de vols, viols et braquages ont été interpellées dans le quartier Mikonga lors de cette opération.
Cette descente sécuritaire s’inscrit dans une série d’actions entreprises par les autorités policières pour faire face à la montée de la criminalité signalée dans plusieurs quartiers de la partie orientale de la ville, notamment à Mikonga, Bibwa et dans la cité dite BAT.
Les personnes arrêtées devraient être mises à la disposition des instances judiciaires compétentes afin que leur situation soit examinée conformément à la loi, souligne la police.
Les autorités appellent par ailleurs la population à collaborer avec les services de sécurité en dénonçant tout mouvement suspect, afin de contribuer à la restauration de la quiétude dans cette partie de la capitale.
Voici le contexte de l’arrestation de ces bandits armés sur la situation sécuritaire dans la ville province de Kinshasa.
Un nourrisson a perdu la vie dans la nuit du 8 au 9 mars dans le quartier Bibwa, dans la commune de N’sele, à la suite d’une attaque menée par des hommes armés contre plusieurs habitations. Ce drame, qui a également fait plusieurs victimes et provoqué une vive émotion parmi les habitants, relance les inquiétudes sur la montée de l’insécurité dans certains quartiers de Kinshasa.
Selon des témoignages recueillis, l’attaque s’est produite aux alentours de 1 heure du matin dans le quartier Bibwa. Des individus armés auraient tenté de forcer la porte de la maison d’une famille, sans y parvenir. Les assaillants auraient alors ouvert le feu en direction de l’habitation.
Au cours de ces tirs, une femme identifiée comme Esther a été blessée par balle. Une autre balle a atteint son bébé, Allegria, qui se trouvait avec elle au moment de l’attaque. Le nourrisson n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.
Le décès de l’enfant a profondément choqué les habitants du quartier, qui dénoncent une recrudescence des violences nocturnes dans cette partie périphérique de la capitale.
Les habitants affirment que les hommes armés ont semé la terreur dans le quartier pendant près de deux heures, entre 1 heure et 3 heures du matin. D’après plusieurs résidents, les assaillants auraient pénétré dans au moins trois parcelles, terrorisant les familles et commettant des actes de violence.
Certains jeunes du quartier auraient tenté de s’organiser pour protéger les habitants face à l’attaque. Malgré leur mobilisation, les criminels auraient réussi à perpétrer des actes graves. Des témoignages évoquent notamment des violences sexuelles contre une mère et son enfant, tandis qu’un père de famille aurait été blessé par balle en tentant de défendre sa famille. Son état de santé restait inconnu au moment de la rédaction de cet article.
Ce qui alimente particulièrement l’indignation des habitants est la proximité du lieu de l’attaque avec un poste de police local, communément appelé sous-SCIAT. Plusieurs résidents affirment que les faits se sont déroulés à seulement quelques mètres de cette installation sécuritaire.
Pourtant, selon les témoignages, aucune intervention rapide des forces de sécurité n’aurait été constatée pendant la durée de l’attaque.
Depuis le matin du 9 mars, la situation reste tendue dans le quartier Bibwa. De nombreux commerces et supermarchés ont gardé leurs portes fermées, tandis que des habitants se sont rassemblés devant le poste de police pour exprimer leur colère et demander des explications aux autorités.
« Nous voulons savoir pourquoi personne n’est intervenu alors que l’attaque a duré près de deux heures », s’indigne un habitant rencontré sur place.
Ce nouveau drame remet au centre des préoccupations la question de la sécurité dans plusieurs quartiers périphériques de Kinshasa, où les habitants disent vivre dans la peur face à la multiplication des attaques nocturnes.
Dans le quartier Bibwa, les résidents réclament des mesures urgentes pour garantir leur protection et prévenir de nouvelles tragédies.
Pour beaucoup, plusieurs questions restent en suspens : jusqu’à quand les habitants devront-ils faire face à cette insécurité grandissante ? Quelles mesures concrètes les autorités comptent-elles mettre en place pour protéger la population ? Et comment expliquer qu’une attaque d’une telle ampleur ait pu se produire à proximité immédiate d’un poste de police sans intervention rapide ?
Les habitants appellent les autorités locales et nationales à réagir rapidement afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
HERVE KABWATILA












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