Quatre-vingt-quatorze personnes, dont 90 civils, deux policiers et deux militaires, ont été arrêtées dans la nuit du 21 au 22 février à Kinshasa lors d’une opération de bouclage mixte menée par les forces armées et la police.
Selon un communiqué de la Police nationale congolaise (PNC), les personnes interpellées sont soupçonnées d’être impliquées dans des activités criminelles, notamment des enlèvements, des braquages et des cambriolages. L’opération s’est déroulée dans les communes de Bandalungwa et Kintambo, particulièrement aux alentours du camp Kokolo.
D’après la PNC, cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la sécurité dans la capitale congolaise, confrontée ces derniers mois à une recrudescence d’actes de banditisme urbain. Les forces engagées comprenaient des éléments de la police et des unités des forces armées, mobilisés pour un bouclage ciblé des quartiers identifiés comme sensibles.
Les autorités précisent que parmi les personnes arrêtées figurent deux agents de police et deux militaires, dont l’implication présumée dans des réseaux criminels fait l’objet d’investigations internes.
Les suspects ont été placés en détention pour interrogatoire. La police indique que des enquêtes sont en cours afin de déterminer le degré de responsabilité de chacun et d’identifier d’éventuels complices.
La PNC affirme toutefois que d’autres opérations similaires pourraient être menées dans les prochains jours afin de « restaurer l’ordre public et rassurer la population ».
Ces malfrats opèrent en trois bandes : les kidnappeurs, les braqueurs et les cambrioleurs, indique un communiqué de la police. Dans ce même coup de filet, deux militaires et deux policiers soupçonnés de complicité ont été interpellés par les forces mixtes.
L’opération a été effectuée pour lutter contre la recrudescence du banditisme urbain dans ces communes identifiées comme des foyers d’insécurité dans la capitale congolaise. Dans la matinée du dimanche, les activités ont été paralysées. Les forces de l’ordre avaient quadrillé leur espace opérationnel, empêchant toute entrée et sortie. Des cultes dominicaux ont été annulés.
HERVE KABWATILA































































