Une vive controverse secoue la province du Kasaï après un geste spectaculaire posé par le maire de la ville de Tshikapa, Faustin Lumuluabu. Lors d’un meeting public tenu ce lundi 29 juin 2029, l’autorité urbaine a déchiré publiquement une copie de la Constitution de la République démocratique du Congo, un acte filmé et largement relayé sur les réseaux sociaux. La scène, qui a rapidement fait le tour de la toile, a provoqué une onde de choc au sein des institutions provinciales.
Réagissant dans l’urgence, l’Assemblée provinciale du Kasaï a convoqué une séance plénière au terme de laquelle les députés provinciaux ont adopté à l’unanimité une recommandation demandant au gouverneur de province de suspendre immédiatement le maire de Tshikapa de ses fonctions.
Selon les élus provinciaux, ce comportement est incompatible avec les responsabilités d’un représentant de l’État, tenu de veiller au respect des institutions et des textes fondamentaux de la République. Aucun député n’a exprimé de réserve lors du vote, traduisant un consensus rare autour de la gravité des faits reprochés à l’autorité urbaine.
Cet incident survient dans un climat politique particulièrement tendu en RDC. Le pays est actuellement traversé par un débat intense autour du projet de réforme constitutionnelle soutenu par le président . Cette initiative est vivement contestée par plusieurs formations de l’opposition, qui dénoncent une tentative de modification des équilibres institutionnels et ont appelé à une manifestation le 8 juillet prochain à Kinshasa pour réclamer notamment la démission du chef de l’État.
L’Assemblée provinciale du Kasaï a recommandé à l’unanimité, en séance plénière, la suspension immédiate du maire de la ville de Tshikapa, Faustin Lumuluabu, après avoir été saisie du geste posé par l’autorité urbaine ce lundi.
Ce dernier avait déchiré publiquement une copie de la Constitution lors d’un meeting, un acte aussitôt dénoncé et qui a provoqué une réaction rapide des élus provinciaux.
La recommandation, adoptée sans voix contre, a été transmise au gouverneur de province, seul habilité à prononcer la mesure de suspension. L’incident survient dans un contexte de vif débat national autour du projet de changement constitutionnel.
Sur le plan juridique, le geste posé par le maire de Tshikapa pourrait avoir des conséquences importantes. La Constitution étant la loi fondamentale de la République, sa destruction publique par un responsable étatique est perçue par plusieurs observateurs comme une atteinte grave aux symboles et aux fondements de l’État de droit. Des poursuites judiciaires pourraient être envisagées si les autorités compétentes estiment que l’acte constitue une infraction au regard de la législation en vigueur.
HERVÉ KABWATILA




























































