Le climat politique et social s’enflamme de nouveau dans la capitale de la République Démocratique du Congo. À la suite de la diffusion de vidéos jugées injurieuses à l’encontre de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, des figures de la base de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), menées par Fils Mukoko, ont publiquement menacé de s’en prendre à la famille de l’influenceuse Jaël Show.
La polémique est née sur les plateformes numériques, notamment TikTok, où la créatrice de contenu Jaël Show s’est illustrée par des attaques verbales et des insultes répétées visant directement la Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi. Bien que l’influenceuse ait par la suite publié une vidéo de reniement et d’excuses publiques pour tenter de calmer la situation, l’indignation au sein de la famille politique présidentielle n’a pas faibli. Pour de nombreux militants, le seuil de la tolérance a été franchi, qualifiant ces actes d’outrage à une institution de la République et d’atteinte à la dignité d’une mère de famille.
Face à ce qu’ils qualifient de provocation inacceptable, le cadre de l’UDPS Fils Mukoko et plusieurs membres des structures appelées « Parlementaires debout » sont montés au créneau. Dans des déclarations virulentes, ce groupe de mobilisation citoyenne et politique a annoncé son intention de traquer la famille biologique de Jaël Show résidant à Kinshasa.
L’objectif affiché par ces militants est de faire subir aux proches de l’influenceuse la réciprocité des affronts proférés en ligne. Fils Mukoko et ses alliés exigent des sanctions exemplaires, affirmant que la liberté d’expression ne saurait justifier l’irrespect et les dérapages injurieux envers les plus hautes autorités du pays.
Cette escalade verbale suscite de vives inquiétudes au sein de l’opinion publique kinoise et des organisations de défense des droits humains. Le ciblage de la famille d’une tierce personne pour des actes commis individuellement sur Internet ravive le spectre des règlements de comptes extrajudiciaires par des structures affiliées aux partis politiques.
Alors que la tension reste palpable, plusieurs observateurs appellent les services de sécurité et la justice congolaise à se saisir formellement du dossier afin d’éviter tout débordement physique dans les rues de Kinshasa et de garantir l’application stricte de la loi face aux infractions commises sur les réseaux sociaux.
JAMES KABWE




























































