La circulation des transports en commun a été fortement perturbée ce lundi 16 mars 2026 dans la capitale congolaise à la suite d’un mouvement de grève lancé par des chauffeurs de véhicules de transport public. Les grévistes protestent contre certaines mesures prises par l’autorité urbaine pour réguler le secteur, notamment l’instauration d’une carte professionnelle obligatoire.
Selon Miguens Nsonsa, les conducteurs dénoncent des contraintes administratives qu’ils jugent excessives.
« Les chauffeurs expriment leur mécontentement en grevant ce lundi. Ils exigent l’assouplissement des mesures prises par les autorités de la ville, notamment l’instauration de la carte professionnelle. Nous travaillons avec beaucoup de contraintes à cause des mesures qu’on nous impose presque chaque mois. Nous voulons qu’il y ait de l’ordre dans ce secteur, mais là, nous sommes asphyxiés », a-t-il déclaré.
Sur plusieurs artères de Kinshasa, les taxis et minibus jaunes habituellement très présents se sont faits rares, ont constaté les reporters de Foxtime.cd.
Dans plusieurs quartiers de la mégapole de plus de 12 millions d’habitants, la situation a compliqué les déplacements des habitants. Au Quartier 1 de la commune de Ndjili, dans l’est de la ville, les arrêts de bus étaient bondés de passagers cherchant un moyen de transport pour rejoindre leurs lieux de travail.
Sur l’avenue des Poids Lourds, quelques bus communément appelés « Esprit de mort » par les Kinois ont été aperçus en circulation, malgré le mot d’ordre de grève.
Dans le sud-ouest de la capitale, au quartier Matadi Kibala, des individus ont caillassé certains bus qui ont tenté d’assurer le transport des passagers. La police a été déployée sur place pour sécuriser la zone et prévenir d’autres incidents.
L’absence d’un grand nombre de taxis et de bus a entraîné une hausse du coût des moyens de transport alternatifs, notamment les motos. Sur le rond-point Huileries, par exemple, les passagers doivent débourser entre 6 000 et 7 000 francs congolais pour rejoindre le centre-ville, alors que le tarif habituel est d’environ 3 000 francs congolais.
Dans plusieurs communes populaires telles que Lemba, Matete, Limete, Kalamu, Lingwala et Barumbu, de nombreux habitants ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs destinations.
Pour l’heure, aucune réaction officielle de l’autorité urbaine n’a encore été rendue publique concernant les revendications des transporteurs. Entre-temps, les habitants de Kinshasa continuent de subir les conséquences de ce mouvement, dans une ville où le transport en commun reste essentiel à la mobilité quotidienne.
HERVE KABWATILA































































