L’interdiction de circulation des véhicules poids lourds (plus de 20 tonnes) pendant la journée à Kinshasa, officiellement en vigueur pour réduire les embouteillages, souffre d’un manque de suivi rigoureux. Bien que relancée fin janvier 2026, cette mesure se heurte à une réalité complexe sur le terrain.
La campagne de contrôle actuelle, lancée massivement le 26 janvier 2026, s’est principalement concentrée sur les documents de bord (permis, assurance, contrôle technique) des taxis et bus. Cela a entraîné une paralysie des transports en commun, sans freiner significativement la présence des gros camions en journée.
Face à l’insécurité sur les axes routiers, le gouverneur Daniel Bumba a tenu une réunion de crise le 22 février 2026. L’urgence semble s’être déplacée vers la sécurisation des transporteurs de marchandises plutôt que sur le strict respect des horaires de circulation nocturne.
Dans l’entre-temps, les usagers et la société civile dénoncent des tracasseries routières et des abus lors des contrôles renforcés, alors que les causes structurelles comme la dégradation des routes et l’étroitesse du réseau routier persistent.
En définitive, malgré les annonces officielles, l’interdiction de circulation des poids lourds en journée à Kinshasa fait face à des difficultés majeures d’application.
JAMES KABWE































































