Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a constaté mardi 03 mars 2026 l’obstruction jugée « préoccupante » du chenal de Kingabwa, lors d’une visite d’inspection au port de Nzimbi, dans la commune de Limete, à Kinshasa.
Selon un communiqué du ministère des Transports, le chenal est « fortement obstrué par d’importants remblais ayant entraîné l’assèchement de plusieurs installations portuaires ».
Cette situation affecte une large partie des infrastructures fluviales de la capitale, dont l’approvisionnement dépend en grande partie du transport par voie d’eau.
D’après Cédric-Luc Tshisumbu, directeur technique de la Régie des voies fluviales (RVF), qui accompagnait la délégation ministérielle, « la quasi-totalité des ports de la ville de Kinshasa situés le long du chenal sont aujourd’hui affectés ». « Malheureusement, ces ports se trouvent actuellement asséchés », a-t-il précisé.
Le chenal de Kingabwa constitue un axe essentiel pour le transport des marchandises et la mobilité des personnes dans la capitale de la République démocratique du Congo.
Plusieurs ports implantés le long de cette voie navigable jouent un rôle stratégique dans l’approvisionnement des marchés urbains et des quartiers riverains.La visite officielle s’inscrit dans la volonté affichée par le gouvernement de restaurer la navigabilité du chenal et de relancer les activités des ports impactés.
Présent sur les lieux, le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, a dénoncé des pratiques d’occupation irrégulière du domaine fluvial. « Il y a des gens qui ont remblayé, qui ont bloqué les eaux. Les conséquences, ce sont les inondations que nous connaissons dans la ville », a-t-il déclaré, établissant un lien direct entre ces remblais et les crues récurrentes observées à Kinshasa.
Ces occupations, selon les autorités provinciales, contribueraient non seulement à l’assèchement des installations portuaires, mais également à l’aggravation des risques d’inondation dans plusieurs quartiers de la capitale.
Toutefois, cette descente de terrain marque, d’après le ministère des Transports, le début d’une série d’actions destinées à restaurer les voies navigables et à prévenir les risques d’inondation à Kinshasa.
HERVÉ KABWATILA



























































