La Coalition Article 64 (C64), regroupant plusieurs leaders de l’opposition politique congolaise, a confirmé l’organisation d’une marche pacifique prévue le 22 juillet prochain à Kinshasa. L’annonce a été faite dans un document publié jeudi 16 juillet 2026, dont une copie a été consultée par la rédaction de Foxtime.cd.
Selon ce document, les manifestants convergeront vers le Palais de la Nation où ils prévoient d’organiser un sit-in avant de remettre un mémorandum au Président de la République. Les organisateurs indiquent que cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exercice des libertés publiques garanties par la Constitution de la République démocratique du Congo.
Cette mobilisation intervient après le report de la manifestation initialement programmée pour le 8 juillet 2026. La coalition explique que ce report était intervenu à la suite d’une médiation menée par le président burundais Évariste Ndayishimiye, agissant en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. À l’issue de ces consultations, la plateforme a décidé de maintenir son projet de marche tout en réaménageant son calendrier.
Dans son communiqué, la C64 affirme agir conformément aux dispositions de l’article 64 de la Constitution, qui consacre le devoir pour tout citoyen de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles. La coalition estime que le débat en cours autour d’une éventuelle révision de la Constitution suscite de vives inquiétudes au sein de l’opposition et d’une partie de la société civile.
Les membres de la coalition considèrent notamment que les initiatives visant à modifier certaines dispositions constitutionnelles pourraient ouvrir la voie à une remise en cause du principe de limitation des mandats présidentiels. Une position que les autorités et les partisans de la révision constitutionnelle contestent, soutenant pour leur part que les discussions engagées visent à adapter le texte fondamental aux réalités actuelles du pays.
L’annonce de cette marche intervient dans un climat politique marqué par une intensification des débats autour de l’avenir institutionnel de la RDC. Alors que les partisans et les opposants à la réforme constitutionnelle multiplient les prises de position, la mobilisation du 22 juillet s’annonce comme un nouveau test pour les acteurs politiques engagés dans ce dossier sensible.
Il faut signaler que, ceci fait suite au changement de la constitution en République démocratique du Congo par le régime actuel dont l’opposition congolaise dit non.
HERVÉ KABWATILA




























































