La grève des chauffeurs de transport en commun, initialement prévue les lundi 30 et mardi 31 mars 2026 à Kinshasa, n’aura finalement pas lieu. La décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue ce samedi 28 mars entre les autorités policières et les représentants des associations de transporteurs.
Selon les informations recueillies, cette rencontre a réuni le commissaire provincial de la police et plusieurs délégués des organisations de chauffeurs, dans un contexte marqué par des tensions autour des conditions d’exploitation du transport urbain.
À l’issue des échanges, un compromis a été trouvé entre les différentes parties. « Nous nous sommes réunis aujourd’hui avec les présidents des associations de transport de la ville de Kinshasa au sujet de la grève prévue les 30 et 31 mars. Au cours des échanges, nous les avons appelés à renoncer à ce mouvement, et un accord a été trouvé. La grève n’aura plus lieu », a déclaré Israël Kantu, commissaire divisionnaire et commandant de la police de la capitale.
Les revendications des chauffeurs n’ont pas été détaillées officiellement, mais elles porteraient notamment sur des questions liées à la réglementation du secteur et aux conditions de travail.
L’intervention des autorités semble avoir permis d’apaiser les tensions, évitant ainsi des perturbations majeures dans la mobilité urbaine.
Cette annulation est perçue comme un soulagement pour les habitants de Kinshasa, où les transports en commun jouent un rôle essentiel dans les déplacements quotidiens. Une grève de deux jours aurait fortement impacté les activités économiques et sociales dans la capitale de la République démocratique du Congo.
Les parties prenantes devraient poursuivre le dialogue dans les prochains jours afin de consolider les engagements pris et prévenir de nouveaux mouvements sociaux dans le secteur du transport.
Voici le contexte de la situation liée à la grève des chauffeurs à Kinshasa
À Kinshasa, la tension remonte d’un cran entre les autorités urbaines et les professionnels du transport. Moins de deux semaines après le débrayage du 16 mars, les chauffeurs projettent un nouveau mouvement de grève de 48 heures, prévu du 30 au 31 mars.
Dans une correspondance officielle adressée au gouverneur, l’Alliance des Associations des Chauffeurs Professionnels de la RDC (AACP-RDC) annonce cette mobilisation pour protester contre le non-respect des engagements pris par l’Hôtel de ville à l’issue des précédentes négociations.
Selon l’organisation, les mesures convenues avec le ministère provincial des Transports et de la Mobilité urbaine n’ont pas été appliquées, laissant les chauffeurs dans des conditions de travail jugées toujours aussi difficiles. L’AACP-RDC évoque une « profonde préoccupation » face à cette situation, malgré la signature d’un protocole d’accord censé apaiser les tensions.
Parmi les principales revendications figurent la fin des tracasseries routières et la limitation des contrôles aux seuls agents habilités. Les chauffeurs dénoncent des pratiques assimilées à du harcèlement, qui alourdissent leurs charges quotidiennes.
Ils exigent également l’instauration d’un moratoire sur le contrôle technique des véhicules, afin de permettre une mise en conformité progressive. En parallèle, ils appellent à une meilleure régulation du secteur, notamment en ce qui concerne les services de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), perçus comme une concurrence insuffisamment encadrée.
Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de volonté politique, les transporteurs haussent le ton. Ils préviennent que cette grève pourrait être suivie d’actions plus radicales si aucune réponse concrète n’est apportée dans les prochains jours.
Une telle mobilisation pourrait avoir des conséquences significatives sur la vie économique et sociale de la capitale congolaise, où une grande partie de la population dépend des transports en commun pour ses déplacements quotidiens.
L’AACP-RDC insiste toutefois sur le caractère progressif de son action, présentée comme un signal d’alerte adressé aux autorités provinciales. Pour les chauffeurs, l’objectif reste avant tout d’obtenir le respect des engagements pris et d’améliorer durablement les conditions d’exercice de leur profession.
HERVE KABWATILA




























































