Les habitants du quartier Tshibangu, dans la commune de Bandalungwa, montent au créneau pour dénoncer l’état de délabrement très avancé de l’avenue Kasa-Vubu, particulièrement sur le tronçon menant vers l’hôpital CBECO. Depuis plusieurs mois, cette voie stratégique est devenue difficilement praticable, provoquant embouteillages et désagréments quotidiens.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la détérioration de la chaussée aurait commencé après les fortes pluies enregistrées en avril 2025 à Kinshasa. Les inondations consécutives au débordement de la rivière N’djili, notamment vers le quartier 1, auraient fragilisé l’infrastructure routière.
« Si j’ai bonne mémoire, c’est depuis avril 2025, après les pluies diluviennes et le débordement des eaux vers le quartier 1, que tout a commencé. Plusieurs autorités empruntent cette avenue, mais personne ne semble tenir compte de cette situation qui ternit l’image de notre ville. Aujourd’hui, les automobilistes roulent sur une seule bande, l’autre étant devenue totalement impraticable. C’est un constat amer. » Affirme M. Patrick Kashama, habitant de Bandal Tshibangu.
Sur le terrain, le constat est visible : une partie de la chaussée est sérieusement endommagée, contraignant les usagers à se rabattre sur une seule voie. Cette réduction provoque des embouteillages récurrents, notamment aux heures de pointe.
Odette Nsala, également résidente du quartier Tshibangu, souligne le caractère inédit de la situation : « Nous avons grandi ici, mais nous n’avons jamais vu l’avenue dans un tel état. Certes, la population de Kinshasa a augmenté, mais les autorités doivent mettre en place un projet global de réhabilitation pour permettre aux habitants de vaquer librement à leurs occupations professionnelles. Aujourd’hui, les embouteillages sont devenus quotidiens parce qu’une seule bande est utilisée. Si les autorités disposent des moyens nécessaires pour réparer cette avenue, qu’elles n’hésitent pas. La circulation est essentielle pour la population kinoise. »
Certains habitants s’interrogent sur le silence des responsables politiques face à la dégradation de cette artère majeure, située non loin d’institutions religieuses et de résidences de personnalités publiques.
Pour les riverains, au-delà des considérations politiques, l’enjeu est avant tout social et économique. L’avenue Kasa-Vubu constitue un axe important pour les déplacements vers les structures sanitaires, les marchés et les lieux de travail.
En l’absence d’un calendrier officiel de réhabilitation communiqué à ce jour, la population de Bandal appelle les autorités urbaines et nationales à prendre des mesures urgentes afin de restaurer la praticabilité de cette voie et de préserver l’image de la capitale congolaise.
HERVE KABWATILA





























































