La situation demeure confuse dans le secteur des transports en commun à Kinshasa. Alors que les autorités annonçaient une issue favorable aux négociations avec les transporteurs, la grève se poursuit de facto sur le terrain, plongeant des milliers d’habitants dans de sérieuses difficultés de mobilité.
Selon le ministre provincial en charge des Transports, Jésus-Noël Sheke, les discussions menées avec les représentants des transporteurs auraient abouti à une décision de lever le mouvement de grève. Cette annonce faisait suite à l’implication du vice-Premier ministre national chargé des Transports, censée ramener le calme dans ce secteur stratégique.
Cependant, ce mardi marque le deuxième jour consécutif d’un arrêt quasi total des activités de transport en commun dans la capitale. Sur les principales artères de la ville, l’absence de bus, taxis et autres moyens de déplacement collectifs reste flagrante.
Face à cette paralysie persistante, la population kinoise continue de subir les conséquences directes de cette crise. De nombreux habitants sont contraints de parcourir à pied de longues distances pour rejoindre leurs lieux de travail ou d’activités quotidiennes, faute d’alternatives accessibles.
« Nous avons entendu que la grève est levée, mais sur le terrain, rien n’a changé », témoigne un habitant rencontré dans la commune de Limete. Comme lui, plusieurs Kinois expriment leur incompréhension face au décalage entre les annonces officielles et la réalité observée.
Pour l’heure, aucune communication supplémentaire n’a été faite par les autorités pour expliquer cette situation. Les raisons du maintien de la grève, malgré les accords annoncés, restent floues.
Cette crise met en lumière les fragilités structurelles du système de transport urbain à Kinshasa, régulièrement confronté à des mouvements de contestation liés notamment aux conditions de travail, à la réglementation et aux coûts d’exploitation.
En attendant un retour effectif à la normale, la capitale congolaise continue de tourner au ralenti, avec une population contrainte de s’adapter dans un contexte déjà marqué par de nombreux défis socio-économiques.
HERVÉ KABWATILA






























































