Après plus de deux semaines de tensions dans le secteur minier, le gouvernement a annoncé ce jour la levée partielle de la suspension des activités minières et de commercialisation pour la filière cupro-cobaltifère dans la province de Lualaba. Cette décision fait suite au rapport final de la Commission de contrôle de conformité, mise en place par le ministre des Mines, Louis Watum, le 19 décembre dernier.
Suite à des inspections rigoureuses, la commission, composée d’experts en matière juridique, technique et de traçabilité, a constaté des violations du Code et du Règlement minier par toutes les entités concernées. Ce rapport a été déterminant dans la décision de lever partiellement la mesure, afin de favoriser une régulation temporaire des activités, tout en imposant des sanctions nécessaires.
Le ministère des Mines précise que la levée des suspensions concerne uniquement les entités de traitement situées dans la province du Lualaba. Les entités du Haut-Katanga, quant à elles, pourront recevoir des minerais issus de sites artisanaux légaux, mais sous étroite surveillance des services provinciaux des mines et des coopératives.
Chaque entité de traitement recevra une notification individuelle dans les 72 heures qui suivent cette annonce, détaillant les mesures d’accompagnement à mettre en place pour répondre aux griefs ayant conduit à la suspension initiale.
« Les notifications préciseront également le montant des différentes pénalités à acquitter par les entités, conformément aux dispositions de la Loi Minière en vigueur », précise le communiqué du ministère des Mines.
Par ailleurs, la levée de la suspension ne s’applique pas à Luilu Ressources qui a été enjoint à se présenter devant la commission à Lubumbashi, sous trois jours, sous peine de sanctions supplémentaires.
« Luilu Resources, bien que s’étant présentée devant la Commission, n’a produit aucun document probant sur les volets techniques et de traçabilité », insiste la même source.
Le ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a suspendu les activités minières et la commercialisation des substances minérales issues de l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo afin de mettre fin aux transactions illicites et à l’envahissement, des périmètres miniers par des exploitants clandestins. Cette mesure avait également conduit à la fermeture des sites d’exploitation et des dépôts de stockage des négociants.
Cette décision a été vivement contestée par les creuseurs artisanaux qui soulignaient que l’arrêt brutal des activités affecte des milliers de familles vivant de l’exploitation artisanale et pourrait provoquer des tensions sociales.
Plusieurs manifestations ont été organisées dans le centre-ville de Kolwezi paralysant les activités socio-économiques de la capitale mondiale du cobalt.
Mont Carmel NDEO































































