La cour militaire de l’ex-Katanga, siégeant en matière répressive au premier degré, a rendu son verdict lié au procès public sur le décès du Docteur Emmanuel Dibu Nawej, médecin directeur de l’hôpital de Mupandja, le 10 novembre dernier, dans un cachot au commissariat provincial de la police à Kolwezi au Lualaba.
Cinq personnes, dont quatre policiers et un civil, étaient poursuivies pour torture et attente aux droits et libertés garantis aux particuliers. Après plusieurs jours d’instructions, témoignages, descentes et plaidoiries, la sentence est enfin tombée.
Après avoir revenue sur les faits, Disant droit, la Cour militaire de l’ex-Katanga dit non établi en fait comme en droit l’incrimination de torture mise en charge de tous les prévenus, faute des preuves probantes. Elle dit par contre établi en fait comme en droit l’incrimination d’atteinte aux droits garantis aux particuliers aux prévenus Mwisange Benathar Christian et Mujinga kadima Virginie.
En conséquence, le prévenu Mwisange Benathar Christian est jugé coupable de la dite infraction et est condamnés à 24 mois de servitude pénale principale et Mujinga Kadima à 12 mois et au payement de 250 000 francs des frais d’instance pour tout dommage subi.
Par contre, la commissaire adjointe Assepanda Atombajane, les sous-commissaires provinciaux Kalélé Henri et Mitenga Etienne, chauffeurs au sein de centres de conduite, des opérations ont été acquittées pour insuffisance de charges.
Il y a lieu de noter que, la Cour a ordonné la levée de la mesure de conservation du corps du Dr Nawèj Emmanuel et sa remise aux ayant-droits afin de procédé à l’inhumation.
Pour rappel, Le Docteur Emmanuel Dibu Nawej, est décédé le 10 novembre 2025 dans des circonstances jugées suspectes, évoquant des brutalités, dans un cachot du Commandement du Centre des Opérations (CCO) à Kolwezi, province du Lualaba. IL a été arrêté après un incident de circulation mineur où son véhicule a frôlé celui d’un officier de police. à en croire la Cour, le docteur Nawej Emmanuel manifestait subitement des signes d’hypertension artérielle, notamment une transpiration abondante et un malaise visible. lors de sa rétention dans les locaux de la police où il y a été retrouvé mort quelques heures plus tard.
Sa mort a provoqué des manifestations de médecins à Kolwezi pour réclamer justice, lesquelles ont été réprimées par la police.
JAMES KABWE






























































