La République démocratique du Congo (RDC) n’accueille plus que quatre ressortissants sud-américains parmi les quinze migrants expulsés des États-Unis vers son territoire dans le cadre d’un accord conclu avec Washington. Les autorités congolaises ont annoncé que les derniers concernés quitteront le pays dans les prochains jours.
Selon les informations communiquées à la presse congolaise ce lundi 08 juin 2026, deux ressortissants colombiens ont quitté Kinshasa lundi à bord d’un vol régulier d’Ethiopian Airlines, réduisant davantage le nombre de personnes encore hébergées temporairement en RDC.
À ce jour, seuls trois ressortissants équatoriens et un Colombien demeurent sur le territoire congolais dans le cadre de ce programme de transit. « Dans les tout prochains jours, les 15 personnes concernées par ce processus vont quitter la RDC », a indiqué une source officielle citée par les médias congolais.
Les quinze migrants, originaires principalement de Colombie, d’Équateur et du Pérou, avaient été transférés à Kinshasa le 17 avril dernier après leur expulsion des États-Unis, où ils se trouvaient en situation migratoire irrégulière.
Leur arrivée en RDC s’inscrivait dans le cadre d’un accord bilatéral prévoyant l’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés du territoire américain.
Depuis plusieurs semaines, les autorités congolaises assurent que cette présence est strictement provisoire et que les personnes concernées seront progressivement rapatriées vers leurs pays d’origine. Selon diverses sources, plusieurs migrants ont déjà bénéficié de l’assistance de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour organiser leur retour, tandis que d’autres ont regagné leur pays par leurs propres moyens.
L’accueil de ces migrants en RDC a suscité de nombreux débats au sein de l’opinion publique et des organisations de défense des droits humains, certaines s’interrogeant sur les implications juridiques et humanitaires de tels accords de transfert conclus entre les États-Unis et des pays tiers.
Avec le départ annoncé des quatre derniers ressortissants encore présents à Kinshasa, ce dossier devrait connaître son épilogue dans les prochains jours, mettant fin à une opération migratoire qui a attiré l’attention tant en Afrique qu’en Amérique latine.
HERVÉ KABWATILA




























































