Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a plaidé pour le renforcement des initiatives de foresterie et de reboisement parmi les trois principales solutions durables à mettre en œuvre pour lutter contre la déforestation en RDC. Il s’est exprimé vendredi 6 novembre 2026, à Brazzaville, en République du Congo, lors d’un point de presse conjoint avec ses homologues africains, en marge d’un mini-sommet consacré à la préservation des forêts.
Dans son intervention, le chef de l’État congolais a présenté trois axes prioritaires visant à réduire la pression exercée sur les espaces forestiers, tout en répondant aux besoins des populations en matière d’agriculture et d’énergie.
La première piste avancée consiste à promouvoir la sédentarisation de l’agriculture, notamment à travers l’amélioration de la productivité des terres déjà cultivées. Cette approche vise à limiter l’extension des superficies agricoles au détriment des espaces forestiers. Félix Tshisekedi a également insisté sur le développement d’une agroforesterie durable, permettant d’accroître les rendements agricoles sans entraîner de nouvelles opérations de déboisement.
Le deuxième axe concerne l’accélération de l’accès à l’électricité et le développement de sources d’énergie alternatives au bois de chauffage. Selon le président congolais, cette transition énergétique permettrait aux agriculteurs et aux ménages de réduire leur dépendance au bois pour la préparation des aliments et les autres besoins domestiques.
Enfin, le troisième levier porte sur l’intensification des activités de foresterie et de reboisement. Cette orientation vise à renforcer les efforts de restauration du couvert forestier et à contribuer à la préservation des ressources naturelles.
« Et enfin, troisièmement, nous devons intensifier la foresterie et le reboisement », a déclaré Félix Tshisekedi, après avoir développé les deux premiers axes de son approche.
À travers ces trois orientations, le président de la RDC met en avant une approche combinant la transformation des pratiques agricoles, la transition énergétique et la restauration des espaces forestiers pour faire face à la déforestation.
La rencontre de Brazzaville s’inscrit ainsi dans le cadre des échanges entre dirigeants africains sur les enjeux liés à la préservation des forêts et à la gestion durable des ressources forestières du continent.
L’agriculture sur brûlis et l’exploitation du bois de chauffage ont été citées vendredi par le Président de la République démocratique du Congo (RDC) comme les principaux facteurs de déforestation dans son pays, lors d’un point de presse conjoint avec ses homologues dirigeants africains, organisé en marge d’un mini-sommet sur la préservation des forêts, à Brazzaville, capitale de la République du Congo.
« Merci beaucoup, Madame, pour votre question qui, effectivement, touche à un défi majeur pour notre pays, parce qu’il s’agit ici de concilier la préservation de notre patrimoine forestier avec l’exploitation de la forêt, évidemment, comme instrument de chauffage et d’alimentation. Et donc, en RDC, c’est l’agriculture itinérante sur brûlis, ainsi que l’exploitation du bois comme ressource énergétique, qui sont les moteurs de la déforestation. Il faut donc attaquer ces deux problèmes de manière frontale (…) », a déclaré le Président Félix Tshisekedi, en réponse à la question d’une journaliste.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des initiatives régionales et internationales en faveur de la préservation des écosystèmes forestiers et se tient en marge de la célébration de la 40ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre, selon la Présidence congolaise.
HERVÉ KABWATILA



























































