Le député national Fontaine Mangala a saisi l’Assemblée nationale d’une question orale avec débat adressée au vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, sur la multiplication des naufrages en République démocratique du Congo.
La démarche a été enregistrée au Palais du Peuple, lors d’une séance consacrée au contrôle de l’action gouvernementale. Élu de Kisangani, dans la province de la Tshopo, et membre de l’Union sacrée, Fontaine Mangala dénonce une situation qu’il qualifie de dramatique sur les voies navigables du pays.
Dans son intervention, le parlementaire a évoqué plusieurs catastrophes récentes ayant causé de lourdes pertes humaines. Il cite notamment un naufrage survenu dans le territoire de Lukolela, dans la province de l’Équateur, où près de 200 personnes ont perdu la vie. D’autres incidents ont également été signalés sur le lac Maï-Ndombe et dans le territoire de Yahuma, faisant chacun plusieurs dizaines de morts.
« Ce secteur enregistre énormément de dégâts humains et matériels », a-t-il déclaré, s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles les fleuves et lacs congolais deviennent des lieux de tragédie pour les populations.
Le député met également en cause le fonctionnement des commissariats fluviaux, placés sous la tutelle du ministère des Transports. Il questionne notamment l’efficacité des contrôles effectués sur les embarcations.
Fontaine Mangala pointe une incohérence persistante entre les manifestes officiels et le nombre réel de passagers à bord, dénonçant une surcharge récurrente malgré l’existence de structures de régulation.
« Pourquoi y a-t-il toujours surcharge alors que des commissariats fluviaux existent ? », a-t-il interrogé, appelant à des explications claires du gouvernement.
À travers cette initiative parlementaire, l’élu de Kisangani espère obtenir des réponses précises de la part du vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba. Il plaide pour la mise en œuvre urgente de mesures fortes afin d’enrayer ce qu’il qualifie d’« hécatombe silencieuse » sur les voies fluviales congolaises.
HERVÉ KABWATILA





























































