La décision du Président Félix Tshisekedi d’élever la cité de Nkamba au rang de « Ville Sainte », Située dans le territoire de Mbanza-Ngungu, province du Kongo Central, annoncée le 6 avril 2026, suscite des débats sur l’ordre des priorités entre la reconnaissance symbolique et la viabilité administrative.
Bien que cette reconnaissance symbolique soit majeure, historiquement considérée comme la « Nouvelle Jérusalem » par les fidèles kimbanguistes, Nkamba reçoit aujourd’hui pour la première fois un statut spécial officiel de la part de l’État congolais. Pour les fidèles et les soutiens, Nkamba, en tant que lieu de commémoration de Simon Kimbangu, ce lieu mérite ce statut spécial pour son importance historique et spirituelle.
Bien que le Président ait fait l’annonce, le statut juridique de ville doit encore être formalisé par un décret de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Son passage au statut de ville implique une subdivision en communes et la mise en place d’une administration urbaine (maire, conseillers urbains).
Selon la loi congolaise sur les entités territoriales décentralisées, une ville doit répondre à des critères précis de population et de capacité d’autofinancement pour assurer ses services publics (eau, électricité, voirie)
Certains observateurs soulignent que cette érection en ville doit s’accompagner d’un véritable plan de développement économique et d’infrastructures pour ne pas rester un simple titre honorifique.
Si la dimension spirituelle est déjà une réalité pour des millions de fidèles, la transformation de la cité en une ville administrativement fonctionnelle reste un chantier complexe qui nécessite désormais des actes juridiques et des investissements concrets pour suivre l’annonce politique.
D’autres pensent que, ce statut particulier reconnaît son importance culturelle et spirituelle, dépassant le cadre d’une agglomération urbaine standard.
Quid du choix des animateurs de la ville
Ce nouveau statut spécial modifie la gestion administrative de cette localité. En tant que ville nouvellement érigée, la désignation du Maire et des autres cadres administratifs relève normalement du pouvoir discrétionnaire du Président de la République ou du Ministre de l’Intérieur, conformément aux procédures administratives de la RDC pour les entités décentralisées.
Étant donné son caractère de « Ville Sainte » et de siège de l’Église kimbanguiste, le choix des animateurs devrait se faire en étroite consultation avec les autorités religieuses locales, notamment le Chef Spirituel Simon Kimbangu Kiangani.
En attendant la publication officielle par voie d’ordonnance ou de décret après cette annonce du 6 avril 2026 des noms spécifiques des nouveaux animateurs, l’opinion reste donc en haleine.
JAMES KABWE






























































