Le gouvernement de la RDC veut faire la lumière sur l’affaire de pollution environnementale présumée attribuée à la société Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale de China Molybdenum (CMOC Group Ltd.).
Selon un communiqué daté du 19 mars, la compagnie mise en cause a été convoquée, tandis qu’une mission d’expertise conjointe a été déployée sur la grande mine de cobalt située à Fungurume, dans la province du Lualaba.
Composée des services habilités, la mission conjointe d’experts a été chargée d’analyser la qualité de l’air, la conformité des rejets et le respect des normes environnementales et sociales.
En attendant l’aboutissement de l’enquête, le ministère des Mines a précisé que les activités minières en RDC sont encadrées par le Code minier, modifié par la loi n° 18/001 du 9 mars 2018, ainsi que par le règlement minier en vigueur, qui impose aux opérateurs le respect strict des études d’impact environnemental et social (EIES), des plans de gestion environnementale et sociale (PGES), ainsi que des obligations de prévention, d’atténuation et de réparation des dommages.
Cette décision fait suite aux dénonciations de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.
Selon l’opposant, des travailleurs et des riverains seraient exposés à des émissions toxiques, notamment de dioxyde de soufre, avec des conséquences sur la santé (saignements de nez, toux sanglante, difficultés respiratoires), ainsi que des signalements de morts-nés et de naissances d’enfants malformés.
S’appuyant sur des révélations de l’Environmental Investigation Agency (EIA), Katumbi a alerté que des pics d’émissions liés à une nouvelle usine d’acide sulfurique auraient entraîné un dépassement des niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le dioxyde de soufre.
Mont Carmel NDEO



























































